Politique

Mali : l’armée malienne et l’opération Barkhane « neutralisent » une « vingtaine de terroristes »

Une patrouille commune entre ancien rebelles et forces armées maliennes, en février 2017 à Gao.

Une patrouille commune entre ancien rebelles et forces armées maliennes, en février 2017 à Gao. © Baba Ahmed/AP/SIPA

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé samedi soir avoir "neutralisé" une vingtaine de jihadistes dans le nord-est du pays, lors d'une opération menée conjointement avec la force française antijihadiste Barkhane.

« Une vingtaine de terroristes neutralisés à Ménaka. Les FAMa et Barkhane mènent une opération conjointe dans la localité d’Akabar, dans le secteur de Ménaka. Cette opération a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes », a indiqué l’armée malienne sur Twitter, sans plus de détails.

Un groupe jihadiste qui se fait appeler « État islamique dans le Grand Sahara » (EIGS) est actif essentiellement dans cette région de Ménaka et de l’autre côté de la frontière avec le Niger.

Il a notamment revendiqué l’attaque de Tongo Tongo, en octobre 2017 au Niger. Cette embuscade avait coûté la vie à quatre soldats américains et quatre militaires nigériens.

4500 militaires

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Cette intervention se poursuit avec l’opération Barkhane, qui mobilise quelque 4.500 militaires dans le Sahel.

Mais des zones entières du Mali échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Attaque d’un village dogon

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud. Elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le village dogon de Sobane Da, près de Bandiagara (centre du Mali), a été le théâtre d’une attaque dans la soirée du 9 juin qui a fait 35 morts, dont 24 enfants.

Les violences dans le centre du pays avaient culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte