Justice

Algérie : comprendre la purge dans les secteurs économique et politique en une infographie

Ahmed Ouyahia, ancien Premier ministre et « homme des sales besognes » de l'ère Bouteflika, placé en détention provisoire mercredi 12 juin 2019 (image d'illustration).

Ahmed Ouyahia, ancien Premier ministre et « homme des sales besognes » de l'ère Bouteflika, placé en détention provisoire mercredi 12 juin 2019 (image d'illustration). © Sidali Djarboub/AP/SIPA

La mise en détention provisoire des anciens chefs de gouvernement Ouyahia et Sellal, ainsi que du ministre Benyounès, de l’ex-candidat à la présidentielle Ali Ghediri et de l’hommes d’affaires Mahieddine Tahkout, constitue le troisième volet d’une vaste purge opérée depuis début avril dans les secteurs économique et politique algériens.

L’ampleur des enquêtes lancées depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le 2 avril dernier, donne le vertige. Le placement en détention préventive presque systématique de plusieurs hommes d’affaires qui représentent les plus grosses fortunes du pays, d’Ali Haddad à Mahieddine Tahkout, en passant par Issad Rebrab et les frères Kouninef, est encore plus vertigineux.


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Cette vaste opération « mains propres », sans égal depuis l’indépendance du pays, ne touche pas uniquement les patrons d’entreprises. Elle vise également deux ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que plusieurs ministres et responsables politiques – Amar Ghoul, Abdelghani Zaalane, Karim Djoudi, Amar Tou, Boudjemaa Talai, Abdelkader Bouazghi et Abdeslam Bouchouareb – qui sont poursuivis ou seront poursuivis dans les prochains jours pour des faits présumés de corruption, d’abus de confiance ou de dilapidation de biens publics.

Trois volets pas forcément indépendants

Sans préjuger de l’issue des procédures, il convient de souligner qu’elles ciblent toutes les hauts responsables qui ont collaboré directement avec le président déchu. Jeune Afrique vous propose une infographie pour tenter de s’y retrouver dans ce maquis d’affaires, dans lesquelles sont cités des hommes d’affaires et politiques, et qui peuvent s’imbriquer les unes aux autres.

Sans préjuger de l’issue des procédures, il convient de souligner qu’elles ciblent toutes les hauts responsables qui ont collaboré directement avec le président Bouteflika

On y distingue trois catégories. La première est d’ordre purement économique, où les mis en cause sont des patrons d’entreprises privées. La deuxième est purement politique, impliquant les généraux Mohamed Mediène – dit Toufik – et Athmane Tartag, le frère de l’ex-chef de l’État Saïd Bouteflika, ainsi que la dirigeante de parti Louisa Hanoune. Enfin, la troisième et dernière en date embrasse les deux volets, puisque sont concernés aussi bien un homme d’affaires et sa famille que d’anciens membres du gouvernement.

Infographie JA

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