Télécoms

Éthiopie : le gouvernement met un terme à son monopole sur les télécoms

Entre 2006 et 2017, le chiffre d’affaires du groupe Télécoms Ethiotel a été multiplié par dix, passé à 1,3 milliard de dollars, pour un bénéfice de 785 millions de dollars. © Flickr / Francisco Anzola

Le gouvernement éthiopien a approuvé, le 14 juin, l'ouverture du secteur des télécoms aux groupes internationaux, qui doit commencer par l'ouverture du capital de la compagnie publique Ethio Telecom aux investisseurs locaux et internationaux.

Le Parlement éthiopien a approuvé, le 14 juin, un projet de loi permettant aux entreprises étrangères d’investir en Éthiopie dans le secteurs des télécommunications. Le texte prévoit de scinder la société Ethio Telecom, pour l’instant propriété exclusive de l’État, et de vendre les actions des deux nouvelles entités à des opérateurs internationaux.

Il s’inscrit dans une série de réformes mises en œuvre par le Premier ministre, Abiy Ahmed, depuis sa prise de fonction il y a deux ans, visant à libéraliser l’économie éthiopienne.

De son côté, Getahun Mekuria, ministre de l’Innovation et de la Technologie, a salué via Twitter « un grand pas dans la réforme du secteur des télécommunications. »

Le texte lance aussi la création d’une autorité indépendante de régulation des télécoms, responsable devant le Premier ministre, qui sera chargée de promouvoir et d’encadrer la concurrence dans ce secteur.

Les géants dans les starting-blocks

L’Éthiopie offre ainsi aux investisseurs étrangers une occasion d’accéder à l’un des plus grands marchés africains : avec près de 108 millions d’habitants, il s’agit en effet du deuxième pays le plus peuplé du continent.

Une perspective alléchante pour les géants du secteur, de MTN à Orange en passant par  Vodacom, dont la filiale kényane Safaricom a déjà une longueur d’avance sur ses concurrents en tant que fournisseur de services, notamment de connectivité par fibre optique, à Ethio Telecom. Le partenariat entre les deux sociétés pourrait se développer, a ainsi assuré à Bloomberg le patron de Safaricom, Bob Collymore.

Si aucun calendrier n’a encore été annoncé, certaines sources gouvernementales laissent entendre que les actions pourraient être formalisées début septembre, pour être attribuées courant décembre 2019.

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