Politique

Gabon : les dernières heures d’Omar Bongo Ondimba

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Mis à jour le 08 juin 2021 à 17h30
Omar Bongo Ondimba, le 9 décembre 2007 lors du sommet UE-Afrique à Lisbonne.

Omar Bongo Ondimba, le 9 décembre 2007 lors du sommet UE-Afrique à Lisbonne. © Paulo Duarte/AP/SIPA

Le 8 juin 2009 disparaissait Omar Bongo Ondimba. Retour sur les derniers jours de l’ancien président gabonais, pendant lesquels le pays est resté comme suspendu, entre rumeurs et luttes dans les coulisses du pouvoir.

Un halo de mystère entoure encore la fin de vie d’Omar Bongo Ondimba (OBO). Les jours périlleux pendant lesquels sa succession à la tête de l’État s’est jouée n’ont pas non plus livré tous leurs secrets. Le président avait vraisemblablement éprouvé un choc le 23 mars 2009 à l’inhumation de son épouse Edith Lucie, décédée quelques jours plus tôt à Rabat au Maroc.

La santé du président allant de mal en pis, décision est prise de l’évacuer vers un centre spécialisé dans le traitement du cancer. Mais quand l’avion médicalisé décolle de Libreville le 6 mai, il met le cap vers Barcelone en Espagne.

Pourquoi Barcelone ? Officieusement, OBO boudait la France : « La dernière année d’Omar avait été un festival d’attaques dans la presse française de droite, notamment le Figaro. Nos sources indiquaient que cela se faisait avec l’accord du président Sarkozy », confie un ancien du Palais. « Nous étions convaincus que le président ne serait pas en sécurité en France. »

À Barcelone, donc, pendant un mois, alors que le président était entre la vie et la mort dans une chambre de la clinique Quiron, une délégation constituée d’amis, de la famille et de responsables officiels attendait dans des hôtels de la ville.

De la rumeur à la panique

De membres de la famille d'Omar Bongo Ondimba, lors du rapatriement du cercueil à Libreville, le 11 juin 2009.

De membres de la famille d’Omar Bongo Ondimba, lors du rapatriement du cercueil à Libreville, le 11 juin 2009. © Manu Fernandez/AP/SIPA

Ceux qui étaient dans la confidence craignaient le pire. La rumeur du décès enflait, envahissant le tout Libreville

Les nouvelles n’étaient pas bonnes. L’état du patient s’aggravait. Ceux qui étaient dans la confidence craignaient le pire. La rumeur du décès enflait, envahissant le tout Libreville.

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