Elections

Présidentielle au Malawi : un deuxième opposant demande l’annulation du scrutin

Saulos Chilima, candidat malheureux à la présidentielle du 21 mai 2019 au Malawi, lors du dernier meeting de sa campagne électorale, le 18 mai 2019 à Lilongwe.

Saulos Chilima, candidat malheureux à la présidentielle du 21 mai 2019 au Malawi, lors du dernier meeting de sa campagne électorale, le 18 mai 2019 à Lilongwe. © AFP

L'ancien vice-président Saulos Chilima, arrivé troisième à la présidentielle au Malawi, a saisi la justice pour obtenir l'annulation du scrutin remporté par le chef de l'État sortant Peter Mutharika, a annoncé samedi son parti.

« Nous contestons les résultats de la présidentielle » du 21 mai, a déclaré Joseph Chidanti Malunga, porte-parole du Mouvement uni pour la transformation (UTM) de Saulos Chilima. « Basé sur les irrégularités que nous avons présentées (à la justice), nous voulons que la justice annule les résultats de la présidentielle », a-t-il ajouté.

Selon les résultats de la commission électorale, Peter Mutharika, au pouvoir depuis 2014, a été réélu avec 38,57% des suffrages, devant son principal rival Lazarus Chakwera (35,41% des voix) et Saulos Chilima (20,24%).

Lazarus Chakwera a aussi saisi la justice vendredi pour obtenir l’annulation d’une élection aux résultats selon lui « frauduleux ».

« Sérieuses anomalies »

Avant l’annonce lundi des résultats, Saulos Chilima, vice-président de Peter Mutharika pendant son premier mandat (2014-2019), avait dénoncé des fraudes. De « sérieuses anomalies (…) compromettent de façon significative la crédibilité et l’intégrité du scrutin », avait-il déclaré. « Il ne faut pas laisser les fraudeurs continuer à tenir ce pays en otage », avait-il ajouté.

Saulos Chilima a quitté en 2018 le Parti démocratique progressiste (DPP) de Peter Mutharika pour se lancer dans la course à la présidentielle, mais il a conservé son poste de vice-président jusqu’à l’élection.

Le chef des observateurs de l’Union européenne (UE), Mark Stephens, a « reconnu » vendredi que « beaucoup d’erreurs avaient été commises pendant le décompte » des voix. « Nous essayons d’obtenir autant d’informations que possible pour essayer de comprendre ce qui s’est passé », a-t-il déclaré à l’AFP.

Peter Mutharika, 78 ans, a prêté serment mardi et appelé les perdants à « accepter » les résultats.

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