Elections

Présidentielle au Malawi : l’opposition rejette la victoire de Peter Mutharika

L'opposant Lazarus Chakwera s'apprête à voter, le 21 mai 2019, à Kasiya.

L'opposant Lazarus Chakwera s'apprête à voter, le 21 mai 2019, à Kasiya. © GIANLUIGI GUERCIA/AFP

L'opposant malawite Lazarus Chakwera, arrivé deuxième de la présidentielle, a annoncé vendredi rejeter « les résultats frauduleux » de l'élection remportée par le chef de l'État sortant Peter Mutharika, qui a déjà prêté serment.

« Moi, Lazarus Chakwera, rejette les résultats frauduleux de la MEC », la Commission électorale du Malawi, a déclaré le chef du parti du Congrès du Malawi (MCP) lors d’une conférence de presse à Lilongwe vendredi 31 mai. Il a affirmé qu’il allait demander à la justice « d’annuler » les résultats de la présidentielle du 21 mai. « Nous avons été les témoins non pas d’une élection mais d’un vol, d’un crime contre (…) notre démocratie », a-t-il dénoncé.

« Soit nous restons les bras croisés alors que notre pays est dirigé par des voleurs qui ont dérobé une élection et y voient un permis de voler nos impôts, soit nous pouvons nous lever et stopper cet État mafia une bonne fois pour toute », a-t-il estimé.

Utilisation suspecte de « blanc » à corriger

Peter Mutharika, au pouvoir depuis 2014, a obtenu 38,57% des suffrages, devant son principal rival Lazarus Chakwera, avec 35,41% des voix, selon les résultats de la commission électorale. Une réélection de justesse : moins de 160 000 voix séparent les deux hommes.

Avant l’annonce lundi des résultats, Peter Mutharika avait dénoncé des « irrégularités » lors du dépouillement, dont l’utilisation suspecte de « blanc » à corriger sur de nombreuses feuilles d’émargement.

Il avait saisi la justice, qui avait ordonné à la MEC de recompter tous les bulletins de vote dans un tiers des districts électoraux du pays. Après recompte, la Haute Cour de Lilongwe avait finalement autorisé lundi la publication des résultats, qui ont donné vainqueur Peter Mutharika.

Ce dernier a prêté serment mardi 28 mai. « Je tiens à féliciter les autres candidats qui ont participé à ces élections, mais ils doivent accepter qu’il y a seulement un vainqueur », avait-il alors affirmé.

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