Politique

Soudan : Washington, Londres et Oslo font pression en faveur d’un « gouvernement dirigé par des civils »

Des manifestants à Khartoum, le 2 mai 2019.

Des manifestants à Khartoum, le 2 mai 2019. © Salih Basheer/AP/SIPA

Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège ont appelé mardi soir les militaires au pouvoir au Soudan et les manifestants à trouver « rapidement » un accord pour aboutir à l’instauration d’un gouvernement civil.

Les pourparlers entre les chefs de la contestation et les généraux, qui ont pris les reines du pays après avoir évincé le chef de l’État Omar el-Béchir le 11 avril, n’ont pas abouti à l’accord attendu sur la direction, civile ou militaire, du Conseil souverain censé assurer la transition, estiment ces trois pays.

« Nous [États-Unis, Grande-Bretagne et  Norvège] appelons les parties à conclure rapidement les négociations et à parvenir à un accord », ont déclaré les trois pays occidentaux dans un communiqué publié mardi 21 mai sur la page Facebook de l’ambassade américaine à Khartoum. « Le Soudan a besoin de toute urgence d’un accord entre les parties afin de mettre fin à cette période d’incertitude et d’instabilité », ont-ils ajouté.

« Toute issue qui n’aboutirait pas à la formation d’un gouvernement dirigé par des civils (…) ne répondra pas à la volonté clairement exprimée par le peuple », ont prévenu les trois pays. Un gouvernement qui ne serait pas dominé par les civils « rendra plus difficile pour nos pays de travailler avec les nouvelles autorités et soutenir le développement économique du Soudan », ont-ils ajouté.


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Grève générale

Le Conseil militaire au pouvoir insiste pour prendre la tête et être majoritaire au sein du futur organe de transition. Mais les manifestants, mobilisés devant le siège de l’armée, exigent qu’il s’agisse de civils. Les chefs de la contestation préparent depuis mardi l’organisation d’une grève générale dans le but de faire plier le Conseil militaire.

Washington a régulièrement appelé à l’instauration d’un régime civil depuis le renversement de l’ex-président par l’armée le 11 avril. Depuis 1997, les États-Unis ont multiplié les sanctions économiques contre Khartoum, l’accusant notamment de soutenir des groupes jihadistes et de violer les droits humains. En 2017, l’embargo économique a été levé. Mais les discussions pour retirer le pays de la liste noire des « États soutenant le terrorisme », sur laquelle le Soudan a été placé en 1993, ont été suspendues avec les développements des derniers mois.

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