Politique

Facebook supprime 265 comptes soupçonnés de diffuser des « fake news » en Afrique

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 12 novembre 2019 à 16h12
Image d'illustration.

Image d'illustration. © Timur Emek/AP/SIPA

265 comptes et pages, soupçonnés par Facebook d’être gérés par une entreprise israélienne et de diffuser de fausses informations politiques principalement sur des pays africains, ont été bloqués, a annoncé jeudi la firme américaine.

Dans un communiqué publié jeudi, Facebook a déclaré avoir bloqué 265 comptes, pages, groupes et événements de son réseau social et d’Instagram. Ils s’activaient surtout en Afrique, principalement au Nigeria, au Sénégal, au Togo, en Angola, au Niger et en Tunisie – ainsi qu’en Amérique latine et en Asie du sud-est. « Les personnes à l’origine de ce réseau ont utilisé de faux comptes pour créer des pages, diffuser leurs contenus et influencer les politiques dans ces pays », indique le communiqué.

« Ces comptes n’ont pas été supprimés en raison de ce qu’ils disaient ou de qui les avait créés, mais en raison de leur comportement, qui visait à tromper les utilisateurs », a précisé Nathaniel Gleicher, le responsable de la sécurité de Facebook, lors d’une conférence de presse.


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Suivis par quelque 2,8 millions de personnes, ces 65 comptes, 161 pages et 23 groupes ont, durant sept ans, diffusé plus de 700 000 euros de publicités politiques. Les publicités ont été payées en dollars américains, shekels israéliens et en réals brésiliens.

La société de Mark Zukerberg a cependant affirmé que malgré les tentatives de dissimuler leurs identités, les enquêtes menées par Facebook ont révélé qu’une partie de cette activité était liée au groupe commercial israélien « Archimedes ».

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« Les administrateurs de la page et les titulaires de comptes ont fréquemment publié des articles sur l’actualité politique, notamment des élections dans divers pays, les points de vue des candidats et les critiques des opposants politiques », poursuit le communiqué.

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Les personnes qui géraient ces comptes se présentaient en tant que locaux – y compris comme des organes de presse – et publiaient de fausses informations sur les politiciens des pays d’Afrique. « Cette organisation et toutes ses filiales sont désormais bannies de Facebook, et une lettre de cessation et de désistement a été émise », souligne la même source.

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