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Une « guerre » de trente ans

1973. Kadhafi nationalise le pétrole et interdit le golfe de Syrte à la VIe flotte américaine. En réponse, Washington l’accuse de terrorisme (les troupes libyennes ont occupé la bande d’Aouzou, au Tchad). L’ambassadeur américain quitte Tripoli.
1978. Premières sanctions américaines (embargo militaire).
1979. Tripoli soutient la Révolution iranienne. Des émeutiers incendient le siège de l’ambassade américaine à Tripoli.
1980. Combats aériens, sans pertes de part et d’autre, au-dessus du golfe de Syrte.
1981. Fermeture de l’ambassade libyenne à Washington. Kadhafi devient « l’homme le plus dangereux du monde ». Deux avions libyens Su-22 sont abattus par des chasseurs américains F-14.
1982. Aggravation des sanctions (embargo économique).
1983-1985. Ronald Reagan aide l’opposition libyenne et gèle les avoirs financiers de la Libye aux États-Unis (1 milliard de dollars).
1986. Nouvel accrochage aérien dans le golfe de Syrte : des missiles Sam sont tirés contre des avions américains (mais les manquent). Attentat, le 5 avril, contre un night-club berlinois fréquenté par les marines américains (deux morts). Tripoli est mis en cause. Le 15 avril, une centaine d’avions américains bombardent Tripoli et Benghazi (41 morts), y compris la résidence de Kadhafi. Deux d’entre eux sont abattus, et leurs pilotes tués.
1988. Attentat, le 21 décembre, contre un avion de la PanAm, au-dessus du village de Lockerbie, en Écosse (270 morts).
1991. Washington accuse officiellement deux agents libyens, Abdel Basset Ali el-Megrahi et Lamin Khalifa Fhimah, d’être les auteurs de l’attentat de Lockerbie et demande leur extradition.
1992-1997. Les Nations unies décrètent de lourdes sanctions contre la Libye (embargo aérien, pétrolier, militaire).
1998. Suite à l’intervention de Kofi Annan, de Nelson Mandela et de l’ambassadeur saoudien aux États-Unis, le prince Bandar Ibn Sultan, un compromis est trouvé sur l’extradition des deux suspects.
1999. Ceux-ci sont extradés vers les Pays-Bas (5 avril). Les Nations unies suspendent leurs sanctions. Le procès commence.
2001. Le tribunal acquitte Fhimah, mais condamne Megrahi à la prison à vie (31 janvier).
2002-2003. Négociations américano-libyennes sur les compensations financières à verser aux familles des 270 victimes et la levée définitive de toutes les sanctions.

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