Économie

L’Afrique de l’Est pose ses conditions à la signature de l’APE

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Mis à jour le 6 août 2014 à 16:25

La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a refusé de parapher l’accord de partenariat économique (APE) intérimaire que lui tendait l’Union européenne (UE). Parmi les blocages encore non résolus :  la Politique européenne agricole commune, accusée de déstabiliser le marché est-africain.

L’Union européenne n’a pas réussi la passe de trois. Contrairement à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Communauté de développement d’Afrique australe, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a refusé de parapher l’accord de partenariat économique (APE) intérimaire que lui tendait l’Union européenne (UE).

Deux problèmes épineux

Les négociations ont pourtant progressé lors du dernier round organisé à Bruxelles mi-juillet, puisque le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie ont entre autres accepté le principe de la clause de la nation la plus favorisée par laquelle ils s’engagent à accorder à l’UE tout avantage offert à un État tiers.

Mais deux problèmes épineux restent à régler : les taxes que les pays de l’EAC appliquent à l’exportation de leurs propres produits – l’EAC ne voulant pas avoir à les négocier avec l’UE – et la Politique européenne agricole commune, accusée de déstabiliser le marché est-africain. Une nouvelle réunion est prévue en septembre, avant la date limite du 1er octobre imposée par l’Union européenne.

Pour en savoir plus les les Accords de partenariat économiques (APE) : 

Carlos Lopes : « L’Europe ne tient pas compte de l’avenir de l’Afrique »

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