Entreprises & marchés

Libye : les activités de Total suspendues par Tripoli

Un homme devant une raffinerie à Ras Lanouf, en Libye, en 2011. © © Kevin Frayer/AP/SIPA

Une quarantaine de sociétés internationales ont vu leurs activités en Libye suspendues, après la publication d'un décret du Gouvernement d'union nationale faisant état de l'expiration de leurs droits d'exploitation.

Les activités de Total en Libye, qui représentent près du tiers de la production nationale de pétrole (1,2 million de barils par jour, selon l’Opep) ont été suspendues Tripoli, a appris Reuters, le 9 mai, d’un responsable du Gouvernement d’union nationale (GNA) libyen, dirigé par Fayez al-Sarraj, qui venait d’achever une rapide tournée européenne.

Le pétrolier français n’est pas seul concerné : une quarantaine de sociétés internationales, parmi lesquelles Nokia, Siemens, Alcatel-Lucent et Thales, ont ainsi vu leurs activés suspendues après la publication d’un décret qui fait état de l’expiration de leurs droits d’exploitation.

Malgré le « soutien » d’Emmanuel Macron

La veille, le président français Emmanuel Macron avait pourtant réaffirmé le « soutien » de la France au gouvernement libyen, mais à travers ce décret, le GNA continue à reprocher à Paris son soutien au maréchal Khalifa Haftar, qui a lancé ces dernières semaines une offensive visant Tripoli.


>>> À LIRE. La Libye demande à l’ONU d’enquêter sur les attaques à Tripoli


Soutien justifié, selon la France, par la nécessité de lutter contre le terrorisme, alors que le GNA accuse le maréchal Haftar de tenter depuis plusieurs années de fomenter un coup d’État.

C’est d’ailleurs pour ces motifs que Tripoli avait annoncé le mois dernier la suspension de sa coopération avec Paris en matière de sécurité.

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