Politique

RDC : de retour à Kinshasa, Sindika Dokolo va rencontrer Félix Tshisekedi

Sindika Dokolo, à Kinshasa avec des militants de son mouvement Les Congolais debout, le mercredi 8 mai 2019. © DR / Twitter Les Congolais Debout

L'homme d'affaires et beau-fils de l'ancien président angolais José Eduardo dos Santos, Sindika Dokolo est rentré à Kinshasa mardi. Il affirme être rentré pour « accompagner le changement ». Une rencontre avec le nouveau président de la République « est prévue ce jeudi ou dans les prochains jours », affirment ses proches.

« Finalement à Kinshasa, parmi les miens, mes compagnons de lutte, Congolais(es) Debout ! C’est une grande fierté d’appartenir à un groupe de compatriotes courageux, déterminés, engagés pour la cause nationale ». Sindika Dokolo, rentré à Kinshasa dans la nuit de mardi à mercredi, ne cachait pas sa joie, hier, sur les réseaux sociaux.

L’hommes d’affaires, qui vivait en exil depuis 2014, est rentré à Kinshasa dans la nuit de mardi à mercredi. « Un exil forcé, Sindika Donkolo a été persécuté par le régime de Kabila », insiste Herve Diakiesse, porte-parole du mouvement citoyen Les Congolais debout (LCD), que Dokolo a créé en août 2017, depuis l’étranger, pour tenter de contrer le maintien de Joseph Kabila au pouvoir et exiger l’organisation des élections.

Une rencontre avec Félix Tshisekedi

Le retour de Sindika Dokolo va « permettre à son mouvement de redéfinir sa stratégie au regard de la situation actuelle », a précisé à Jeune Afrique Cédric Mala, coordonnateur du mouvement qui a lui-même passé 16 années en exil. Il a par ailleurs annoncé « la tenue prochaine d’un congrès » de LCD. Selon l’entourage de l’homme d’affaires, une rencontre entre ce dernier et le président Félix Tshisekedi « est prévue ce jeudi, ou, à défaut, dans les prochains jours ».

Page d'accueil du "mouvement citoyen" "les Congolais debout", lancé par l'homme d'affaire Sindika Dokolo. © DR

Nous devons nous adapter à la situation, pour mieux aider et conseiller la population

« Notre mouvement ne change pas de vision. Le congrès que nous allons bientôt tenir nous permettra de définir les nouvelles lignes directrices », détaille Cédric Mala. « Aujourd’hui, Joseph Kabila n’est plus président, mais son système reste présent. Nous devons nous adapter à la situation, pour mieux aider et conseiller la population ».

Sindika Dokolo a plusieurs fois déclaré que sa priorité, une fois de retour dans son pays, serait de relancer la banque crée par son père, Augustin Dokolo Sanu, lui aussi connu pour être un grand collectionneur d’art, qui fut le premier Africain à créer une banque dans les 1970, sous l’ère Mobutu.

Époux d’Isabel dos Santos, qualifiée de « femme la plus riche d’Afrique » et désormais aux prises avec plusieurs affaires judiciaires, Sindika Dokolo est par ailleurs le gendre de l’ancien président angolais, José Eduardo dos Santos.


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Proximité avec Katumbi et déboires judiciaires

Il y a un an, il ne cachait pas ses doutes sur la volonté de Joseph Kabila de lâcher le pouvoir. « Joseph Kabila n’organisera jamais un scrutin qui pourrait lui faire perdre le pouvoir. Il est illusoire de croire que l’on peut lui faire entendre raison. La seule solution, c’est de le contraindre à remettre son tablier. C’est ce qui est arrivé à Mobutu à bord de l’Outenica, à l’issue de la guerre. Pour Kabila, il faut faire en sorte que cet Outenica arrive par des voies politiques et diplomatiques », lâchait alors Dokolo, qui n’a jamais caché son admiration pour l’opposant Moïse Katumbi – « Il est l’antidote à Kabila, le seul qui lui fasse véritablement peur » -, qui a, lui aussi, annoncé son retour prochain en RDC.

Sindika Dokolo est toujours sous le coup d’une condamnation à un an de prison et 15 000 dollars de dommages et intérêts après avoir été reconnu coupable de « faux et usage de faux » dans un conflit immobilier, en juillet 2017. Mais Herve Diakiesse assure avoir bon espoir que cette page judiciaire soit rapidement tournée. « Le magistrat qui avait rendu cet arrêt se trouvant aujourd’hui en prison pour usurpation de titre de la fonction de magistrat. Cela prouve le caractère politique du dossier, et remet en cause cette condamnation », a-t-il déclaré à Jeune Afrique.

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