Start-up

VTC : Heetch lève 34 millions d’euros et se tourne vers l’Afrique francophone

L'application de VTC a levé 35 millions d'euros qui devraient notamment lui permettre de financer son expansion africaine.

L'application de VTC a levé 35 millions d'euros qui devraient notamment lui permettre de financer son expansion africaine. © Heetch

La start-up française de VTC vient d’annoncer une levée de fonds de 34 millions d’euros, avec laquelle elle prévoit notamment de se développer en Afrique francophone, profitant l’absence d’Uber, son principal concurrent à l’international.

34 millions d’euros récoltés pour sa cinquième levée de fond. C’est le montant annoncé par la start-up française Heetch, créée en 2013. Une somme avec laquelle Heetch envisage de développer son implantation africaine, et même de « s’imposer comme le champion du secteur sur les pays francophones », annonce la société dans un communiqué.

Parmi les investisseurs, Total Ventures et Cathay Innovation sont les deux nouveaux noms figurant aux côtés des partenaires historiques du groupe (Idinvest Partners, Innov’Allianz, Alven, Felix Capital et Via-ID), qui avaient notamment permis à la start-up de lever  10 millions en 2017 et 16,6 millions d’euros en 2018.

Depuis 2018, Heetch est active mais toujours en phase de test au Maroc et en Côte d’Ivoire pour décider du modèle qu’elle choisira. Face à Yassir, Taxify et autre Temtem, elle prévoit d’entrer en Algérie et au Cameroun durant l’été, puis au Sénégal avant la fin de l’année 2019.

Une « bonne fenêtre de tir »

Si la start-up a choisi de s’associer aux centrales de taxis pour se développer au Maroc, où les chauffeurs, équipés de boîtiers numériques, peuvent selon la demande proposer un service de taxi ou de VTC, elle étudie aussi la possibilité de travailler avec des chauffeurs dédiés et de leur prélever un montant fixe ou un pourcentage sur chaque course, ou encore de leur faire payer un « abonnement » fixe chaque mois.

Heetch cible d’abord des pays d’Afrique francophone. « En plus de la langue, il y a de formidables opportunités dans les grandes villes qui évoluent, avec peu d’infrastructures de transports publics et des problèmes de congestion, souligne Teddy Pellerin, directeur général et cofondateur de la start-up. C’est quelque chose qui parle aux investisseurs, d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment de leader sur ce marché ».

Effectivement, Uber n’est plus présent sur le marché francophone depuis son départ du Maroc en février 2018, où il a été découragé par le cadre réglementaire et l’opposition des chauffeurs de taxis. « Il y a une bonne fenêtre de tir pour Heetch, relève Jean-Michel Huet, spécialiste Afrique au cabinet de conseil BearingPoint. Le marché n’est pas encore bien structuré, et le développement du mobile money offre en outre un fort potentiel. »

Joint-venture avec des entrepreneurs locaux

« Par ailleurs, la stratégie de Heetch de s’associer avec des acteurs locaux est un bon moyen de s’insérer sur le marché, de négocier avec les autorités locales et d’éviter de se faire éjecter », remarque l’analyste.

En effet, la start-up tient à s’associer en joint-venture avec une entreprise locale dans chaque pays où elle se lance, comme elle l’a fait avec 2WLS au Maroc. « Cela facilite notre accès aux marché et à la clientèle », commente Teddy Pellerin. C’est un effort de localisation qui est aussi stimulant pour l’entreprise partenaire puisqu’elle sera impliquée dans l’aventure et drivée par la croissance de la start-up. » Il n’y a qu’en Côte d’Ivoire que Heetch est toujours à la recherche de son futur associé.

Heetch prévoit de recruter 5 personnes par pays (Algérie, Cameroun, Sénégal) pour faire le lien avec les bureaux français et constituer les équipes de chauffeurs.

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