Justice

Burkina Faso : Djibrill Bassolé de retour à Ouagadougou après son séjour médical en Tunisie

Djibrill Bassolé, ex-ministre de Blaise Compraoré, à Ankara le 9 mai 2013. © Cengiz Gumrukcu/AP/SIPA

L'ex-ministre des Affaires étrangères, l'un des principaux accusés dans le procès du putsch manqué de 2015, est rentré le 5 mai à Ouagadougou après un séjour de deux mois en Tunisie pour soigner ses problèmes cardiaques.

Son voyage médical en Tunisie avait été soigneusement encadré afin d’éviter toute tentative de fuite à l’étranger. Escorté en permanence par une équipe de sécurité depuis son départ, le 6 mars, Djibrill Bassolé est rentré au Burkina Faso comme il s’y était engagé. L’avion qui le transportait a atterri le 5 mai vers 21 h 30 à l’aéroport de Ouagadougou. Il a ensuite regagné la villa de Ouaga 2000 où il est placé en résidence surveillée depuis octobre 2017.

L’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, inculpé de « meurtres, trahison et complicité d’attentat à la sûreté de l’État » dans le procès du putsch manqué de 2015, a passé deux mois en Tunisie. Il y a été hospitalisé à la polyclinique de Hammamet pour ses problèmes cardiaques persistants. Selon son entourage, cité par des médias burkinabè, Bassolé se porte bien.

Procès du putsch manqué

Selon un communiqué diffusé par le ministre de la Communication au moment de son départ en Tunisie, son évacuation sanitaire participait « de la volonté du gouvernement de veiller au respect des droits des personnes accusées et de s’assurer que les conditions sont réunies afin que chaque accusé puisse répondre de ses actes et participer, ainsi, à la pleine et entière manifestation de la vérité ».


>>> À LIRE – Procès du putsch raté au Burkina : ce qu’il faut savoir sur les écoutes Bassolé-Soro


Lors de sa première comparution devant le tribunal militaire, en décembre dernier, Djibrill Bassolé, qui est accusé d’être l’un des principaux instigateurs du putsch manqué de 2015 aux côtés du général Gilbert Diendéré, avait plaidé non-coupable. Il est notamment mis en cause par des conversations téléphoniques accablantes qu’il aurait eu avec différents acteurs burkinabè et étrangers au moment des faits, en particulier avec Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte