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Algérie : l’homme d’affaires Issad Rebrab reste en détention provisoire

Issad Rebrab, entrepreneur algérien, PDG du groupe industriel Cevital, le 21 novembre 2012.

Issad Rebrab, entrepreneur algérien, PDG du groupe industriel Cevital, le 21 novembre 2012. © Bruno Levy pour Jeune Afrique

Après le rejet dimanche 5 mai de sa demande de libération provisoire, Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, devrait rester encore un mois en détention avant de pouvoir formuler une nouvelle demande de libération.

Le magnat algérien Issad Rebrab devrait rester un encore un mois derrière les barreaux. Placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison d’El Harrach à Alger dans la nuit du 22 avril, il est accusé de « fausse déclaration concernant des mouvements de capitaux à destination et en provenance de l’étranger et importation d’équipements usagés après avoir bénéficié d’avantages fiscaux et bancaires ». Les juges de la cour d’appel du tribunal d’Alger ont examiné et rejeté dimanche 5 mai sa demande de libération provisoire.


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« Nous connaîtrons les motivations du rejet lorsque la décision sera prête. Nous n’avons pas le droit d’initier un pourvoi en cassation contre cette décision, mais dans un mois nous pourrons introduire une nouvelle demande », a précisé Miloud Brahimi, l’un des avocats d’Issad Rebrab, interrogé par le média algérien TSA.

Dans les colonnes du quotidien El Watan, l’avocat a ajouté que « cette décision n’a aucun lien avec le contenu du dossier pour lequel Issad Rebrab est poursuivi. Il s’agit d’infractions douanières qui auraient dû être réglées sans que ce dernier ne soit privé de sa liberté. » Selon lui, la décision « est liée à une importation de deux machines et une supposée surfacturation », une affaire « qui traîne depuis deux ans », a précisé l’avocat, qui s’étonne que celle-ci soit finalement ressortie et traitée si rapidement par le tribunal d’Alger.

D’autres hommes d’affaires en détention

Derrière les murs de la prison d’El Harrach se trouve également l’ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad. Début avril, ce proche d’Abdelaziz Bouteflika avait été arrêté puis écroué alors qu’il se rendait en Tunisie. Au lendemain de son arrestation, la justice avait annoncé l’ouverture d’enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux. Trois frères de la famille Kouninef, propriétaire d’un géant privé des travaux publics en Algérie, ont eux aussi été placés en détention préventive à El Harrach, le 24 avril, pour « trafic d’influence ».

Postérieurement à ces arrestations, ce sont trois hommes forts de l’ancien régime d’Abdelaziz Bouteflika qui font désormais face à la justice. Saïd Bouteflika, le frère et ex-conseiller de l’ancien président algérien, et les généraux Mohamed Mediène, dit Toufik, et Athmane Tartag, dit Bachir, ont été transférés dimanche 5 mai au tribunal militaire de Blida. Interpellés la veille, les trois hommes sont soupçonnés de complot contre l’armée par le nouvel homme fort du régime, le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah.

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