Politique

Attaque jihadiste au Burkina : six tués, dont cinq enseignants

| Par AFP
Mis à jour le 27 avril 2019 à 16h02
Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration).

Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration). © DR / Forces armées burkinabè

Six personnes, dont cinq enseignants burkinabè, ont été tuées par des jihadistes vendredi soir à Maïtaougou, une localité située dans la province du Koulpélogo, dans la région du Centre-Est, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

« Des jihadistes ont mené une incursion dans le village de Maïtaougou, non loin de la commune de Comin-Yanga et tué cinq enseignants », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

« Quatre enseignants ont été tués lors de l’attaque qui a eu lieu vers 17h00 contre l’école du village, tandis qu’un cinquième, grièvement blessé, a succombé quelques heures plus tard », a précisé la même source.

Un conseiller municipal de la même localité a également été abattu par les assaillants, selon plusieurs habitants de Comin-Yanga, joint par l’AFP.

« Je condamne énergiquement l’assassinat lâche et ignoble de cinq enseignants hier vendredi à Comi-Yanga dans le Koulpélogo », a réagi le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

« Cet assassinat traduit la volonté des forces obscures de plonger notre pays dans les ténèbres », a-t-il estimé, affirmant que « nous ne courberons pas l’échine et resterons debout ».

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’État islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 350 morts, selon un comptage de l’AFP.

Courant mars, une centaine de djihadistes ont été interpellés et sept soldats tués lors d’une opération « antiterroriste » dans les régions de l’est et du centre-est du Burkina Faso.

Baptisée « Otapuanu » (foudre en gulmacéma, langue parlée dans la région de l’Est), cette opération avait permis la réouverture de plus de 200 écoles sur plus d’un millier fermées suite aux menaces terroristes.

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