Sécurité

Togo : Faure Gnassingbé félicite les forces de sécurité pour avoir démantelé des cellules terroristes

Faure Essozimna Gnassingbe, president de la Republique togolaise © Faure Essozimna Gnassingbe (Togo), president de la Republique, lors d'une interview pour Jeune Afrique. A Lome, le 11.12.2017. Photo : Vincent Fournier/Jeune Afrique

Le président togolais Faure Gnassingbé a salué vendredi le "professionnalisme" des forces de défense et de sécurité pour avoir démantelé ces derniers mois des "cellules terroristes" dans le pays.

« Avec maîtrise et professionnalisme, elles ont mené avec succès, au cours des derniers mois, plusieurs opérations de démantèlement de cellules terroristes sur notre territoire », a déclaré Faure Gnassingbé, dans une rare intervention devant les députés à l’occasion du 59e anniversaire d’accession à l’indépendance.

« Le contexte sécuritaire régional est marqué par une dégradation notable, sur fond de regain des attaques terroristes », a indiqué le chef de l’État, dans son deuxième message sur l’état de la nation depuis son arrivée au pouvoir en 2005.

Des services de renseignements européens ont confirmé ces derniers jours à l’AFP l’arrestation d’éléments terroristes dans le nord du Togo.

L’instabilité s’est rapidement étendue à travers l’Afrique de l’Ouest ces trois dernières années. Héritant du chaos qui règne depuis 2012 au Mali, où prolifèrent les groupes liés à Al-Qaïda et l’État islamique (EI), le Burkina Faso, pays frontalier au nord du Togo, est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Le président togolais a promis une nouvelle « loi sur la sécurité intérieure » pour mieux lutter contre cette nouvelle menace, qui risque de s’étendre dans les pays côtiers du Togo et du Bénin.

Le nord du Togo, ancien bastion du parti au pouvoir et de la famille Gnassingbé, à la tête du Togo depuis plus de 50 ans, est également ébranlé par une grave crise politique, qui a fait une vingtaine de morts depuis août 2017.

Le Parti National Panafricain (PNP) qui a mené d’importants mouvements de protestations à travers le pays et dont le leader vit actuellement en exil, a été fortement réprimandé par les forces de l’ordre et accusé de radicaliser ses partisans.

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