Politique

Algérie : les manifestants continuent de réclamer le départ des caciques du régime

Les Algériens portent un drapeau national géant lors d'une manifestation à Alger, en Algérie, le vendredi 15 mars 2019 (photo d'illustration). © Toufik Doudou/AP/SIPA

De nombreux manifestants se sont une nouvelle fois rassemblés vendredi pour réclamer le départ du régime d'Abdelaziz Bouteflika dans son intégralité. Une mobilisation qui s'inscrit sur fond de limogeages parmi les proches de l'ex-président et d'incarcérations dans des affaires de corruption présumée.

« Système, dégage ! », « Vous avez pillé le pays, voleurs ! » De nombreux manifestants se sont de nouveau réunis vendredi en Algérie pour réclamer le départ du régime d’Abdelaziz Bouteflika dans son intégralité. La journée, qui a marqué le dixième vendredi de manifestations depuis le début du mouvement, s’est tenu à l’issue d’une semaine marquée par de nouveaux limogeages – dont le patron de la Sonatrach -, des convocations judiciaires et poursuites annoncées contre des caciques du régime et le placement en détention provisoire de riches hommes d’affaires – dont Issad Rebrab, PDG de Cevital, ou des frères Kouninef.

« Nous voulons que ce système dégage et que tous les voleurs soient jugés », a déclaré à l’AFP Zohra, une enseignante venue de la commune de Jijel avec son fils.

Comme eux, plusieurs centaines de manifestants étaient notamment rassemblés en début de matinée devant la Grande Poste, bâtiment emblématique du cœur d’Alger, devenu le point de ralliement de la contestation. De nombreuses autres marches, notamment pacifiques, ont eu lieu à Alger et dans différents villes du pays, comme à Oran ou à Constantine.

Refus de la présidentielle du 4 juillet

Les manifestants ont notamment demandé le départ d’Abdelkader Bensalah, chef de l’État par intérim, et celui de Noureddine Bedoui, autre fidèle dévoué, toujours Premier ministre d’un « gouvernement de la honte », selon les contestataires.

La foule d’Algériens a également refusé que les structures et figures de l’appareil hérité de Bouteflika organisent la présidentielle fixée au 4 juillet et ont réclamé une transition dirigée par des structures ad hoc. « On refuse cette élection du 4 juillet ! », a déclaré un jeune de 23 ans. « Comment des mafieux et des fraudeurs peuvent organiser des élections honnêtes ? On marchera jusqu’à ce qu’ils comprennent ! », a renchérit un autre.

L’armée, replacée au centre de la vie politique depuis le départ d’Abdelaziz Bouteflika, continue à insister pour que la présidentielle se tienne dans les délais prévus par la Constitution.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte