Banque de développement

La BDEAC obtient un bénéfice de 12,1 milliards de F CFA en 2018

Siège de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), à Brazzaville (Congo).

Siège de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), à Brazzaville (Congo). © Baudouin Mouanda pour JA.

Le résultat net record de la BDEAC, l’institution de financement du développement en Afrique centrale, a ainsi progressé de 426% par rapport à 2017.

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a enregistré un bénéfice de 12,1 milliards de francs CFA (environ 18 millions d’euros) en 2018, soit une progression de 426% par rapport à l’année précédente (2,3 milliards de F CFA). Un résultat entériné par les sessions du conseil d’administration du 19 avril et l’assemblée générale des actionnaires du 20 avril, à Malabo.

Cette performance de l’institution commune de financement du développement au Cameroun, au Gabon, au Congo, au Tchad, à la Centrafrique et à la Guinée équatoriale, est en partie attribuable à une meilleure mobilisation des ressources durant les deux derniers exercices, notamment auprès de certains actionnaires. Le Maroc (l’un des actionnaires), la Guinée équatoriale et le Gabon ont libéré la totalité de leur quote-part dans le capital, tandis que le Cameroun n’a versé que la moitié de ce qui est attendu de lui. Au total, les États ainsi que la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont déboursé 8,4 milliards de F CFA.

La BDEAC que dirige l’Équato-guinéen Fortunato Ofa Mbo a également mobilisé hors de la zone, en raison de 119 milliards de F CFA sous forme d’emprunts auprès de la Banque de développement de Chine, de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) et d’Afreximbank. Elle a également négocié auprès de cette dernière une ligne de 328 milliards de F CFA pour le cofinancement de projets dans la zone.


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Neuf projets approuvés en 2018

Ce résultat net résulte également des efforts fournis pour une meilleure maîtrise des risques et des charges. « C’est le cas en matière de passation des marchés où des nombreux gré à gré étaient passés sans aucune maîtrise des coûts de notre part. Nous avons mis en place une commission ad hoc et défini un plan annuel de passation des marchés. Cela a permis une réduction de plus d’un tiers du coût de certains marchés », s’est félicité Fortunato Ofa Mbo.

Les ressources mobilisées ont permis d’approuver neuf projets en 2018, représentant pratiquement 94 milliards de F CFA, soit 94% de l’objectif annuel d’engagements pour l’année écoulée tel que mentionné dans le plan stratégique 2017 – 2022. Et quatorze projets devraient être financés cette année pour 243,6 milliards de F CFA.

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