Sécurité

Mali : au moins 12 militaires maliens tués dans une attaque de présumés jihadistes

Déploiement de policiers et militaires à Bamako, en 2012 (photo d'illustration). © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Au moins 12 soldats maliens, dont le chef du camp, ont été tués par des jihadistes présumés qui ont attaqué dimanche un poste de l'armée malienne situé près de la frontière mauritanienne, a-t-on appris de source sécuritaire.

Le bilan est « d’au moins 12 morts, dont le commandant du poste, un capitaine », a affirmé cette source. Un précédent bilan faisait était de 10 soldats tués.

Sans annoncer l’ampleur de leurs pertes, les Forces armées maliennes (FAMa) avaient auparavant confirmé l’attaque sur Twitter: « Les #FAMa ont été attaquées, le dimanche 21 avril 2019 aux environs de 5 heures à #Guiré, dans le secteur de #Nara. Des renforts y ont été dépêchés. Les évaluations sont en cours ».

Le 17 mars, une attaque jihadiste contre un camp de l’armée à Dioura (centre), près de la frontière avec le Burkina-Faso, avait coûté la vie à près de 30 soldats maliens. Elle avait entraîné une série de manifestations de familles de militaires.

Samedi, un Casque bleu égyptien a été tué et quatre membres de son unité blessés par l’explosion d’une mine au passage de leur convoi sur l’axe Douentza-Boni, proche de la frontière avec le Burkina-Faso.

Dimanche, « les terroristes sont venus de la forêt du Wagadou », refuge depuis des années des islamistes maliens, a précisé la source sécuritaire, selon qui les assaillants sont arivés « à moto et à bord de véhicules pick-up ».

« Ils ont attaqué le camp, des véhicules ont été brûlés, d’autres emportés », a ajouté cette source. « Il y a des morts et des dégâts », a confirmé un militaire malien, sans plus de détails.


>>> À LIRE – [Tribune] Des pistes pour enrayer la spirale de la violence dans le centre du Mali


Des habitants de la localité joints par l’AFP ont raconté la violence de l’assaut. « Les tirs étaient comme la pluie. Les militaires ont été surpris », a confié l’un d’eux. « J’ai vu deux terroristes mettre leurs motos dans le véhicule de l’armée pour repartir avec », a-t-il ajouté.

« Il y a une dizaine de morts parmi les militaires, ainsi que des blessés », a assuré un autre habitant, parent d’un soldat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte