Banque de développement

Prêts de 231 millions d’euros de la BDEAC à six pays d’Afrique centrale

Vue de Libreville © Tiphaine Saint-Criq pour JA

La Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) a accordé vendredi soir des prêts d'un montant de 151 milliards de francs CFA (231 millions d'euros) à six pays centre-africains, membres de l'institution, a appris l'AFP.

« Nous avons approuvé aujourd’hui des projets pour un montant de 151 milliards de FCFA », s’est félicité vendredi soir le président équato-guinéen de l’institution, Fortunato Mbo Nchama, à l’issue de la réunion du conseil d’administration de la banque à Sipopo, en Guinée équatoriale.

Parmi les principaux projets, les administrateurs de la BDEAC ont notamment approuvé un financement à hauteur de 80 milliards de FCFA (120 millions d’euros) pour la construction d’un nouveau terminal à passagers de l’aéroport de Bata, la capitale économique de la Guinée équatoriale.

Un financement de 45 milliards de FCFA (68 millions d’euros) pour la construction de 1 000 logements sociaux au Gabon a également été approuvé.

En outre, à l’issue de la réunion, le ministre des Finances du Cameroun, Louis-Paul Motaze, a félicité « les efforts colossaux » entrepris par la Banque de développement, en matière de résultats, comme de gouvernance.

La BDEAC a approuvé début 2019 une série de réformes visant à doter l’institution d’un cadre réglementaire plus strict, avec l’ambition, à terme, de pouvoir lever des fonds sur les marchés internationaux.

« Nous devons continuer ces efforts (…) pour que enfin la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) puisse avoir une institution de financement véritable comme dans les autres zones », a déclaré à l’AFP le président de la BDEAC.

Créée en 1975, la Banque regroupe les six États membres de la Cemac : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad.

L’institution avait connu une période de faillite entre 1990 et 2002 et avait repris ses activités dans les années 2000. Bien qu’en croissance, ses capacités financières restent aujourd’hui limitées, en comparaison par exemple de celles de sa voisine, la Banque de développement des États d’Afrique de l’Ouest (BOAD).

La chute des cours du pétrole en 2014, qui a plongé les pays de la CEMAC dans une profonde crise économique, a encouragé les pays à s’engager pour une plus forte intégration régionale alors que les échanges économiques à l’intérieur de la zone restent aujourd’hui très faibles.

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