Banque de développement

La Banque mondiale veut investir 15 milliards de dollars dans la santé et l’éducation en Afrique

Dans une école du camp de déplacés de Mpoko, près de Bangui, en Centrafrique, le 15 février 2016. © Jerome Delay/AP/SIPA

L’institution annonce vouloir doubler ses investissements dans le capital humain entre 2021 et 2023 à travers un fonds pour l’éducation, la santé et la protection sociale.

Après avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique (2,8 % contre 3,3 % initialement), la Banque mondiale a décidé de parier sur le dividende démographique pour accélérer le développement du continent. L’institution de Bretton Woods a annoncé le 11 avril qu’elle prévoit d’investir 15 milliards de dollars entre 2021 et 2023 à travers un fonds dédié à l’éducation, la santé et la protection sociale.

Doubler les investissements actuels

Dans son annonce faite à Washington lors d’une conférence intitulée « le développement du capital humain en Afrique : façonner l’avenir d’une génération », Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, a précisé que les futurs investissements devront cibler les pays les plus fragiles – notamment ceux du Sahel -, appelant à « faire vite et travailler dur pour rattraper le retard ».


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En augmentant ainsi de 50 % ses investissements actuels dans ces domaines, la banque entend réduire la mortalité infantile, accroître le taux de scolarisation de 20 %, l’indice de capital humain de 13 % et ainsi « sauver quatre millions de vie », affirme son vice-président.

Elle veut également prioriser l’amélioration des systèmes d’enregistrement des naissances et insister sur le développement du rôle des femmes. « Nous devons maintenir les filles à l’école afin qu’elles n’aient des enfants que lorsqu’elles sont prêtes et ne sont plus des filles elles-mêmes », a insisté Hafez Ghanem.

Indice du capital humain

Cette annonce intervient alors même que l’Afrique subsaharienne est la région du monde qui enregistre le plus faible indice du capital humain, à 0,4 en moyenne contre 0,57 pour le reste du globe. Développé à partir de la mesure du taux de survie des nouveaux nés, de celui des adultes âgés entre 15 et 60 ans, du nombre maximal d’années d’études espérées et de la qualité de ces études, ce nouvel indice, dévoilé par la Banque mondiale en octobre 2018, fournit une idée du potentiel de productivité et de croissance d’un pays.

 

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