Droits de l’homme

Guinée équatoriale : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo promet l’abolition de la peine de mort

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, lors d'une visite au Nigeria, en 2015.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, lors d'une visite au Nigeria, en 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

La Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) exige depuis plusieurs années que la Guinée équatoriale abolisse la peine de mort pour que le pays reste membre de cette organisation.

« La CPLP demande à mon pays de résoudre le problème de la peine de mort, mais je ne veux pas que ça dépende seulement de la volonté personnelle du président », a déclaré à la presse Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, arrivé lundi 15 avril au Cap-Vert pour une visite officielle jusqu’à mercredi.

« Ainsi, mon gouvernement soumettra bientôt cette question au Parlement, où mon parti est majoritaire. J’en suis sûr, cette proposition sera approuvée », a ajouté le chef de l’État, en présence du président capverdien, Jorge Carlos Fonseca, qui préside actuellement la CPLP.

Pression du Portugal

La Guinée équatoriale a intégré en 2014 la CPLP avec une « feuille de route » comprenant l’abolition de la peine de mort, pourtant toujours en vigueur dans cette ancienne colonie espagnole dirigée depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Mais la pression est montée d’un cran ces derniers jours. Le Premier ministre portugais António Costa avait ainsi affirmé samedi que « si la Guinée équatoriale veut rester dans la CPLP, elle doit être dans un cadre commun qui ne comprend pas la peine de mort parce que les valeurs de la liberté, de la démocratie et du respect des droits de l’homme, soutenues par cette communauté, sont incompatibles avec la peine de mort ».

« Nous ne pouvons pas agir à la hâte. Nous devons agir dans le cadre d’un processus politique qui satisfasse toutes les parties », a répondu lundi Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, par ailleurs critiqué par de nombreuses ONG et par la communauté internationale, qui s’inquiètent régulièrement du non-respect des droits de l’homme par Malabo.

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