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Côte d’Ivoire : le marché des cartes d’identité biométrique confié à Semlex

Un centre délivrant des cartes d'identité biométriques (photo d'illustration)

Un centre délivrant des cartes d'identité biométriques (photo d'illustration) © Flickr/CC/AMISOM/Tobin Jones

La société belge Semlex a remporté l’appel d’offre pour le renouvellement des Cartes nationales d’identité, précédemment confié à la société française Idemia. L’entreprise a ainsi gagné le marché de la mise en place des cartes biométriques, estimé à 460 milliards de francs CFA.

Le contrat qu’a remporté Semlex porte sur un partenariat avec l’Office National d’Identification (ONI) pour une durée de douze ans. L’entreprise se voit chargée du « processus de mise en place des solutions qui composent le Registre national des personnes physiques (RNPP) » pour deux ans, « avec une priorité pour la solution devant permettre la production des cartes nationales d’identité », précise le communiqué du gouvernement, rendu public le 10 avril.


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« Le système est dimensionné pour produire au moins 36 millions de cartes pendant la durée du contrat, dont 12 millions pendant les deux premières années, afin de satisfaire aux besoins de renouvellement des cartes nationales d’identité venant à expiration à compter de juin 2019 », continue le gouvernement.

460 milliards FCFA

Le projet était porté par Sidiki Diakité, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, qui l’a soumis à la signature d’un décret du chef de l’État, Alassane Ouattara.

Selon les estimations établies par le gouvernement fin 2018, la confection des cartes d’identités biométriques à puce au format requis par les critères en vigueur au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) devraient coûter 460 milliards FCFA.


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Le belge Semlex n’est pas inconnu dans le pays. L’entreprise a connu des déboires en République démocratique du Congo (RDC) et la justice belge enquête actuellement sur la société, dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent et de corruption présumés.

La société choisie par l’État ivoirien a été retenue face au français Idemia (ex-Morpho), qui était en charge de ce contrat depuis 2007. Autres candidats malheureux : le neerlandais Gemalto et l’ivoiro-belge Snedai-Zetes.

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