Politique

RDC : les pro-Kabila fustigent les « propos militants » de Félix Tshisekedi aux États-Unis

Le président congolais Félix Tshisekedi, à gauche, et le président sortant Joseph Kabila côte à côte lors de la cérémonie d'inauguration à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le jeudi 24 janvier 2019.

Le président congolais Félix Tshisekedi, à gauche, et le président sortant Joseph Kabila côte à côte lors de la cérémonie d'inauguration à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le jeudi 24 janvier 2019. © Jerome Delay/AP/SIPA

En visite aux États-Unis, le président Félix Tshisekedi avait dénoncé le « système dictatorial » en place durant le mandat de Joseph Kabila. Le parti de l’ancien président a réagi ce lundi, qualifiant ces déclarations d’« attaques gratuites » contre son camp.

C’est un nouveau coup de canif dans l’accord de coalition gouvernementale qu’ont signé ensemble le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) et Cap pour le changement (Cach, de Félix Tshisekedi) « pour gérer ensemble » après les élections générales du 30 décembre donnant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle et attribuant au FCC l’écrasante majorité des sièges à l’Assemblée nationale et au Sénat.

« Propos militants »

Le FCC a publié ce lundi un communiqué au vitriol, fustigeant « la gravité des attaques gratuites et des accusations infondées dont [le FCC] ne cesse de faire l’objet de la part des personnalités qui sont pourtant aujourd’hui ses partenaires ». Dans le viseur de la coalition de Joseph Kabila, « la teneur de certains propos militants tenus par le chef de l’État » à l’occasion de sa visite aux États-Unis.

Lors d’un séjour à Washington, Félix Tshisekedi a demandé jeudi dernier l’aide des États-Unis, alors même que les autorités américaines avaient pris des sanctions à l’encontre de plusieurs responsables du processus électoral congolais l’ayant mené au pouvoir.

Il avait notamment mis en cause le pouvoir précédent, estimant avoir hérité d’un pays « au bord du gouffre » et assurant que son élection avait permis l’avènement en RDC d’un « équilibre » qui « est à encourager ». « C’est pour ça que je suis ici. Pour demander au partenaire traditionnel de la République démocratique du Congo que sont les États-Unis de nous accompagner afin que cet équilibre qui aujourd’hui est fragile se solidifie », a-t-il plaidé lors d’une conférence organisée par le cercle de réflexion Council on Foreign Relations.

Avant d’ajouter vouloir « déboulonner le système dictatorial qui était en place », en combattant « la corruption, la gabegie, la mauvaise gouvernance » et « les arrestations arbitraires ».

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