Sécurité

Burkina Faso : sept morts dans des heurts intercommunautaires avec des Peuls

| Par Jeune Afrique avec AFP
Une unité de l'armée burkinabè lors de l'attaque de l'état-major, à Ouagadougou, le 2 mars 2018. (Photo d'illustration)

Une unité de l'armée burkinabè lors de l'attaque de l'état-major, à Ouagadougou, le 2 mars 2018. (Photo d'illustration) © Ludivine Laniepce/AP/SIPA

Des nouveaux affrontements intercommunautaires ont fait sept morts, dont trois victimes peuls, dans la ville d’Hamkane à la frontière avec le Mali.

À peine quelques jours après le massacre d’au moins 134 habitants Peuls au Mali, huit personnes, dont au moins trois Peuls, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi 1er avril au Burkina. Cette tuerie fait suite aux affrontements intercommunautaires dans le village d’Hamkane, à la frontière entre le Burkina Faso et le Mali.

Représailles

« Des individus armés se sont introduits dans le village de Hamkane, situé à 7 km de Arbinda, où ils ont assassiné le Cheikh (leader religieux) du village, son fils aîné et son cousin », a déclaré le colonel de la région du Sahel, Peguy Hyacinthe Yoda, précisant qu’une quatrième personne avait été tuée dans un village voisin. Les trois premières victimes étaient Peuls.

« Pendant l’inhumation du Cheikh et des deux autres, on a identifié quatre individus qui feraient partie du groupe ayant commis ce forfait. La population s’est ruée sur ces personnes qu’elle a lynchées et dans la foulée il y a eu trois autres morts », a-t-il poursuivi.


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« Le bilan est de sept tués, deux huttes et une maisonnette incendiées », a annoncé Peguy Hyacinthe Yoda, soulignant que la situation était « maîtrisée et sous contrôle » lundi. « Les forces de défense et de sécurité mènent des patrouilles dans la ville pour rassurer les populations », a-t-il indiqué.

Récurrence des affrontements intercommunautaires

Confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, le Burkina Faso enregistre également des affrontements intercommunautaires.

Début janvier, 48 personnes – selon le gouvernement – et plus de 200 selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre la communauté peule, après l’attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes.


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Au Burkina Faso, tout comme au Mali, les tensions dégénèrent périodiquement en violences entre Peuls, traditionnellement éleveurs, souvent nomades et musulmans, présents dans toute l’Afrique de l’Ouest, et autochtones agriculteurs.

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