Sécurité

Éthiopie : un rapport sur l’accident du vol d’Ethiopian attendu cette semaine

Tewolde GebreMariam sur les lieux du drame, près d’Addis-Abeba.

Tewolde GebreMariam sur les lieux du drame, près d’Addis-Abeba. © Ethiopian Airlines

Le rapport préliminaire sur le crash du Boeing 737 MAX d'Ethiopian Airlines, qui a fait 157 morts le 10 mars au sud-est d'Addis Abeba, est attendu "probablement" cette semaine, a-t-on appris lundi auprès du ministère du Transport.

Le rapport « sortira probablement plus tard cette semaine », a indiqué Mussie Yiheyes, porte-parole du ministère du Transport, qui est en charge des investigations. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nebiat Getachew, avait indiqué plus tôt que le rapport sur le crash du vol ET302 qui reliait Addis Abeba à Nairobi serait présenté lundi, créant une confusion.

Il n’est pas encore établi si ce rapport préliminaire sera immédiatement rendu public ou s’il sera dans un premier temps transmis seulement aux autorités, parmi lesquelles l’agence fédérale américaine de l’aviation (FAA).

Les boîtes noires de l’avion ont été envoyées en France, au Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA), qui travaille avec les enquêteurs américains et éthiopiens pour déterminer les causes de ce crash où des citoyens de 35 nationalités ont trouvé la mort.

« Similarités claires » avec le vol de Lion Air

Les autorités éthiopiennes avaient promis de présenter ce rapport préliminaire d’ici la mi-avril. Mais elles ont déjà dit qu’il y avait des « similarités claires » entre le crash du vol ET302 et celui du vol 610 de Lion Air, qui a fait 189 morts le 29 octobre au large de l’Indonésie.

Le 29 mars, l’AFP avait appris auprès d’une source proche du dossier que le système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans le crash du 737 MAX 8 de Lion Air, était également activé dans l’appareil d’Ethiopian Airlines peu avant que l’appareil ne pique du nez et s’écrase.

Cette information, tirées de l’analyse des boîtes noires du Boeing accidenté, avait été présentée aux autorités américaines, dont la FAA.

Dans les deux cas, les régulateurs et les experts aéronautiques estiment que le logiciel anti-décrochage MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) a joué un rôle. Il a été installé sur les 737 MAX pour compenser les problèmes aérodynamiques posés par le changement d’emplacement et le poids des deux moteurs de l’appareil.

Ces similarités ont conduit les autorités aériennes du monde entier à interdire provisoirement de vol la flotte des 737 MAX, une décision inédite pour un avion entré en service il y a moins de deux ans.

Boeing s’est défendu la semaine passée en présentant des modifications du MCAS afin de regagner la confiance du grand public et de convaincre les autorités de lever l’interdiction de vol frappant les 737 MAX.

L’intervention du MCAS sera plus transparente pour l’équipage, et les pilotes pourront plus facilement le contourner en cas de problème, a plaidé l’avionneur.

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