Dossier

Cet article est issu du dossier «Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l'Algérie»

Voir tout le sommaire
Politique

Algérie : mise en garde de l’armée qui réitère son appel à déclarer Bouteflika inapte

| Par AFP
Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major et vice-ministre algérien de la Défense, à Alger le 1er juillet 2018.

Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major et vice-ministre algérien de la Défense, à Alger le 1er juillet 2018. © Anis Belghoul/AP/SIPA

La récente proposition de l’armée algérienne d’écarter le président Abdelaziz Bouteflika est la seule qui puisse faire sortir l’Algérie de la crise actuelle, a répété samedi le chef d’état-major, mettant en garde contre des solutions anticonstitutionnelles.

Mardi, le général Ahmed Gaïd Salah a proposé que M. Bouteflika, affaibli par la maladie et contesté par la rue, soit déclaré inapte à exercer le pouvoir en vertu de la Constitution ou qu’il démissionne.

Ce fidèle de M. Bouteflika a prôné le lancement de la procédure prévue par l’article 102 de la Constitution, applicable lorsque le président « pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions ».

Samedi, il « a insisté sur le fait que cette proposition, qui s’inscrit exclusivement dans le cadre constitutionnel, constitue l’unique garantie à même de préserver une situation politique stable, afin de prémunir notre pays de toute situation malencontreuse », selon un communiqué du ministère algérien de la Défense.

« La position » de l’armée » sur la mise en œuvre de cet article « demeure immuable », a assuré le général Gaïd Salah, ancien soutien indéfectible du chef de l’État et dont la proposition a été largement perçue comme un lâchage du président Bouteflika.


>>> À LIRE – Présidentielle en Algérie : le général Ahmed Gaïd Salah, arbitre de l’ère post-Bouteflika ?


Il a ensuite dénoncé la préparation d’une « campagne médiatique virulente » contre l’armée visant à faire croire, selon lui, « que le peuple algérien rejette l’application de l’article 102 de la Constitution ».

Des « parties malintentionnées » préparent « un plan visant à porter atteinte à la crédibilité » de l’armée, a-t-il déclaré, assurant qu’il s’agissait là d’une « ligne rouge ».

« La majorité du peuple algérien, à travers les marches pacifiques, a accueilli favorablement la proposition » de l’armée, a estimé le général.

Vendredi, des millions d’Algériens sont descendus pour la 6e semaine consécutive dans la rue, une mobilisation qui n’a pas faibli. De nombreux observateurs l’ont perçue un rejet de la proposition de l’armée.

M. Bouteflika est toujours au pouvoir mais apparaît très isolé depuis que l’essentiel de ses fidèles s’est rallié à la proposition de l’armée.

Plusieurs figures de la contestation s’opposent à la mise en oeuvre de l’article 102 qui prévoit l’organisation rapide d’une présidentielle – ce qui ne permet pas, selon eux, de garantir un scrutin libre et équitable -, et réclament un processus de transition.

Lire les autres articles du dossier

«Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l'Algérie»

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte