Elections

RDC : élections législatives partielles dimanche dans trois territoires

Une rue du centre-ville de Beni, dans l'est de la RDC, le 17 février 2017.

Une rue du centre-ville de Beni, dans l'est de la RDC, le 17 février 2017. © Trésor Kibangula/J.A

Les autorités congolaises ont confirmé la tenue d’élections législatives partielles dimanche dans trois territoires de la République démocratique du Congo, où les scrutins avaient été reportés en décembre pour des raisons sanitaire et sécuritaire.

Les élections législatives nationales et provinciales dans les villes de Butembo et Beni, dans le territoire de Beni (province du Nord-Kivu, est) et dans le territoire de Yumbi (province de Mai-Ndombe, sud-ouest) « vont se tenir conformément au calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) le 31 mars 2019 », selon un communiqué de la présidence de la République daté de jeudi.

« À cet effet, toutes les dispositions sécuritaires et sanitaires ont été prises afin que lesdites élections se déroulent dans de bonnes conditions », a ajouté la présidence.

Les autorités ont à cette occasion appelé les « populations des villes et territoires précités à se mobiliser pour participer massivement à ces élections ». Au total, 15 sièges sont à pouvoir à la députation nationale pour ces circonscriptions.

Les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales avaient été organisées le 30 décembre dans les autres territoires de la RDC. Elles avaient vu l’élection contestée comme chef d’État de l’opposant Félix Tshisekedi, et une victoire à l’Assemblée nationale et dans les Assemblées provinciales du Front commun pour le Congo (FCC) de l’ex-président Joseph Kabila, qui ne pouvait pas se représenter.

Les scrutins avaient été reportés par la commission électorale à Butembo et Beni ( Nord-Kivu), en raison de l’épidémie d’Ebola déclarée dans cette région depuis le 1er août 2018. L’épidémie qui a déjà fait 660 morts n’est pas encore totalement maîtrisée.

Le report des élections dans le territoire de Yumbi avait été motivé par les violences meurtrières qui ont ensanglanté cette région. En effet, au moins 535 civils – hommes, femmes et enfants – ont été massacrés les 16 et 17 décembre 2018 dans trois villages du territoire de Yumbi, sur les bords du fleuve Congo, à quelque 300 km au nord de Kinshasa.

Les victimes étaient principalement des membres de la communauté banunu, visées par une communauté rivale, les Batende, qui officiellement contestaient le lieu d’inhumation d’un chef coutumier banunu.

Les autorités congolaises ont récemment reconnu que le massacre de Yumbi « a été instrumentalisé par certains acteurs politico-administratifs locaux ». « Le gouverneur de la province de Mai-Ndombe, Gentiny Ngobila devra apporter son témoignage le jour de procès », a déclaré samedi à la télévision publique (RTNC) la ministre des Droits Humains et porte-parole du gouvernement, Marie-Ange Mutshobekwa.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a exhorté vendredi les autorités congolaises à « prendre des mesures sécuritaires et d’apaisement » pour éviter de nouvelles violences pendant et après ce scrutin.

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