Politique

Sahara : alors que le Polisario veut continentaliser le conflit, le Maroc réaffirme l’exclusivité de l’ONU

| Par - à Casablanca
Un mur de sable dans le Sahara, le 6 novembre 2006.

Un mur de sable dans le Sahara, le 6 novembre 2006. © François Mori/AP/SIPA

36 pays africains en plus du Maroc ont réaffirmé ce lundi l’exclusivité de l’ONU en tant que cadre de recherche d’une solution politique pour le conflit au Sahara occidental. De son côté, le Front Polisario tente avec ses soutiens de pousser l’Union africaine à jouer un rôle prépondérant.

Alors que le Polisario et ses soutiens – principalement l’axe Alger-Pretoria – s’activent pour introduire un mécanisme dédié au dossier du Sahara au sein de l’Union africaine, à travers une « conférence de solidarité de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) avec le Sahara occidental », Marrakech a accueilli lundi 25 mars 36 délégations diplomatiques africaines, venues réaffirmer l’appui de l’Union africaine au processus politique des Nations Unies sur le différend régional sur le Sahara.


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La déclaration finale de cette conférence ministérielle réaffirme l’exclusivité de l’ONU en tant que cadre de recherche d’une solution politique à ce conflit, selon les paramètres fixés par la dernière résolution du Conseil de sécurité. 37 membres de l’Union africaine appellent ainsi à « préserver l’esprit et la lettre de la décision 693 » du rapport du président de la commission de l’UA sur la question du Sahara.

Mandat spécifique pour la troïka de l’UA

Au sommet de l’organisation continentale, tenu l’été dernier à Nouakchott, les chefs d’État et de gouvernements africains avaient adopté à l’unanimité cette décision, qui réaffirme l’exclusivité des Nations Unies comme cadre de résolution du conflit au Sahara. Elle fixe aussi un mandat spécifique à la troïka de l’UA (composée du président en exercice de l’institution, de son prédécesseur et de son successeur – ainsi que du président de la Commission), « à l’exclusion de tout organe de l’Union à quelque niveau que ce soit, afin de connaître les développements du processus politique mené dans le cadre des Nations Unies sur la question du Sahara ». Un mandat que les signataires de la déclaration de Marrakech soutiennent, tout en l’encadrant.

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