Diplomatie

Jordanie : le roi Abdallah II annule une visite en Roumanie après des déclarations sur Jérusalem

Le souverain héchémite Abdallah II, en mars.

Le souverain héchémite Abdallah II, en mars. © Youssef allan/AP/Sipa

Le roi Abdallah II de Jordanie a annulé une visite en Roumanie, initialement prévue lundi, en signe de protestation après les propos de la Première ministre roumaine sur un possible transfert de l’ambassade de son pays en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

« Le roi Abdallah II a décidé d’annuler une visite prévue lundi en Roumanie en solidarité avec Al-Qods (Jérusalem) », a indiqué le Palais royal dans un communiqué.

L’annulation de la visite, qui devait être marquée par la signature de plusieurs accords dans différents domaines, a été prise « après les déclarations dimanche de la Première ministre roumaine sur le transfert de l’ambassade de son pays de Tel-Aviv à Jérusalem », selon le texte.

Le président roumain « opposé »

Viorica Dancila a promis dimanche à Washington que son pays allait déménager son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Un transfert auquel le président roumain a aussitôt rappelé son opposition. La chef du gouvernement s’exprimait au premier jour d’une conférence du lobby américain pro-Israël Aipac. Sa déclaration prend un relief particulier, alors que Bucarest assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne.


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Un tel déménagement, suivant la voie ouverte en décembre 2017 par le président américain Donald Trump, doit recevoir le feu vert du chef de l’État roumain pour devenir réalité. Or, le président de centre-droit Klaus Iohannis, en conflit ouvert avec la majorité de gauche, s’oppose au souhait du gouvernement d’emboîter le pas aux États-Unis.

« Je remercie mon amie, la Première ministre roumaine Viorica Dancila, pour son annonce à l’Aipac », a réagi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sur son compte Twitter.

Saëb Erakat, un haut responsable palestinien, a quant à lui qualifié la déclaration de Viorica Dancila de « violation flagrante des droits des Palestiniens, de la loi internationale et des résolutions de l’ONU ».

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