Politique

RDC : Lamuka se distancie du combat pour la « vérité des urnes » de Martin Fayulu

Martin Fayulu, le 10 janvier 2019 à Kinshasa. © AP Photo/Jerome Delay

Les conclusions de trois jours de discussions entre les leaders de la coalition Lamuka, à Bruxelles, n'ont abouti à aucun engagement sur la poursuite du combat pour la « vérité des urnes », principalement porté jusqu'ici par Martin Fayulu.

Loin des discours radicaux de ses leaders, aucun des neuf points du communiqué final – rendu public samedi à l’issue de trois jours de tractations entre les leaders de la coalition Lamuka -, ne mentionne l’engagement pour la poursuite du combat pour « la vérité des urnes » porté par Martin Fayulu, qui continue de contester la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle.

En revanche, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu et Antipas Mbusa Nyamwissi se sont engagés à « poursuivre ensemble le combat pour la défense le respect des pratiques démocratiques en matière électorale ».

Divergences

De nombreuses divergences ont émergé au fil des trois jours de discussions, selon plusieurs cadres de la coalition contactés par Jeune Afrique,  mais « l’important était de préserver l’unité de la plateforme », confie l’un d’ente-eux.

Les « résultats de l’élection présidentielle tels que publiés par la Ceni ne correspondent pas à la vérité des urnes », lit-on par ailleurs dans le communiqué, qui accuse également Joseph Kabila d’avoir « ordonné le trucage des résultats » et « aggravé la crise de légitimité des institutions ».

Moïse Katumbi : « Le mal, c’est Kabila »

Silencieux depuis la publication des résultats de la présidentielle, Moïse Katumbi président de la plateforme Ensemble, s’est exprimé pour la première fois publiquement, en conférence de presse.

Interrogé sur son positionnement vis-à-vis de Félix Tshisekedi, il a répondu : « Le communiqué est très clair. Félix est un frère. Je l’ai accompagné jusqu’à Genève, et à Genève, on avait choisi Martin Fayulu pour être le candidat commun. Et nous nous sommes battus pour ça. Il faut décortiquer le mal. Pourquoi le pays n’avance pas, pourquoi il y a eu fraude ? Le mal, c’est Kabila. »

Les principaux leaders de la coalition ont par ailleurs, décidé de poursuivre les discussions afin de transformer Lamuka, actuellement une plateforme électorale, en une « plateforme politique ».

Reste à déterminer les modalités de mise en œuvre de cette mutation, la structuration du futur mouvement et son positionnement vis-à-vis du nouveau président de la République, ancien allié au sein de l’opposition à Joseph Kabila.

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