Sécurité

Mali : plus de 100 civils peuls massacrés à Ogossagou, dans le centre du pays

Des enquêteurs de l'ONU avec les habitants d'un village peul du cercle de Bankass attaqué par des hommes armés, le 21 février 2019. (Illustration) © Photo MINUSMA/Marco Dormino / Creative Commons

Des individus armés ont attaqué le village d'Ogossagou, dans le centre du pays, massacrant plus de 100 civils dans ce village peul situé à proximité de la frontière avec le Burkina Faso.

« Ogossagou est complètement dévasté », selon Moulaye Guindo, le maire de la ville de Bankass, située à une vingtaine de kilomètres du village attaqué à l’aube, ce samedi, par un groupe d’individus armés.

Des hommes, « vêtus en chasseurs dozo », ont attaqué la localité  aux alentours de quatre heures du matin, a affirmé le maire de Bankass à l’agence de presse Reuters.

Le maire de la localité voisine de Ouenkoro, Cheick Harouna Sankaré, a dénoncé « un massacre de civils peuls par des chasseurs traditionnels dogons ».

Plusieurs sources ont rapporté à la radio Studio Tamani que le village a été « totalement détruit ».

Le préfet de Bankass, qui s’est rendu sur les lieux de l’attaque selon ce média malien, a également confirmé l’attaque.

« Le nouveau bilan est de 115 morts », a affirmé à l’AFP Cheick Harouna Sankaré, le maire de la localité proche de Ouenkoro, expliquant que les corps de personnes portées disparues avaient été retrouvés.

« Le bilan provisoire est de 115 morts », a également affirmé le préfet de Bankass, Boubacar Kané.

L’attaque a fait « plus de cent victime, dont des femmes et des enfants », a précisé Mahamat Saleh Annadif, le chef de la Minusma, lors d’un point de presse à Bamako, samedi soir.

Un précédent bilan délivré par une source militaire faisait état d’« au moins cinquante civils peuls tués ».


>>> À LIRE – Mali : Sékou Allaye Bolly, le commerçant peul qui voulait réintégrer les anciens jihadistes


Des attaques récurrentes

Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l’ONU.

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