Banque commerciale

Côte d’Ivoire : la CNPS va acquérir 19,16 % de la banque publique BNI pour 20 milliards de francs CFA

Siège de la CNPS, à Abidjan. © Olivier pour Jeune Afrique

Le gouvernement ivoirien a autorisé, le 20 mars, la cession de 19,16 % du capital de la Banque nationale d'investissement (BNI), le principal établissement bancaire public du pays, à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), le fonds de pension des travailleurs du secteur privé.

Le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, a validé en conseil des ministres la communication de Moussa Sanogo, le secrétaire d’État chargé du Budget et du Portefeuille de l’État portant sur l’acquisition par la CNPS de près de 20 % de la BNI, moyennant un peu plus de 20 milliards de francs CFA (30,5 millions d’euros), ce qui correspond aux besoins de financement actuels de la première banque publique du pays.

« Il y a eu une émission de 495 885 nouvelles actions pour un montant de 41,260 F CFA l’unité. Dans sa nouvelle configuration, l’actionnariat sera composée à 80,84 % par l’État et 19,16 % par la CNPS », a précisé Sidy Touré, le porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et des Médias.

La BNI est l’un des derniers établissements bancaires publics, aux côtés de Versus Bank et de la Caisse nationale des caisses d’épargne (CNCE), dans lesquelles l’État détient encore des parts majoritaires. Elle s’est positionnée sur plusieurs segments de l’activité bancaire, des particuliers aux PME. De 2011 à 2016, la BNI a financé l’économie ivoirienne à hauteur de plus de 1 200 milliards de F CFA.

Un partenaire solide

Mais ses fonds propres se sont détériorés au fil des ans, plaçant l’établissement dans une situation précaire et obligeant la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à intervenir, sommant l’État de renflouer la banque.

En face, la CNPS est un partenaire solide. Le fonds de pension dirigé par Charles Kouassi a tous ses voyants au vert. Toujours à la recherche d’opportunités solides d’investissements, la CNPS  a injecté en 2018 14 milliards de F CFA dans l’Offre publique de vente (OPV) du groupe bancaire panafricain Oragroup. Les excédents du puissant fonds de pension  étaient estimés à 90 milliards de F CFA en 2018 et devraient franchir la barre de 95 à 100 milliards de F CFA en 2019. Son portefeuille financier et monétaire est passé de 26 milliards de F CFA en 2012 à 350 milliards de F CFA en 2018.

Le prochain challenge de Charles Kouassi sera de convaincre le gouvernement à valider la réforme du régime des travailleurs indépendants, qui concerne environ 10 millions de personnes.

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