Justice

Côte d’Ivoire : Jacques Ehouo sera installé samedi à la tête de la mairie du Plateau, mais risque la révocation

Jacques Ehouo, élu maire du Plateau en octobre 2018. © Facebook Jacques Ehouo.

Après quatre mois de blocage, le gouvernement a enfin pris la décision de convoquer, samedi, le conseil municipal de la mairie du Plateau, à Abidjan, en vue de l’élection de Jacques Ehouo. Mais ce dernier, inculpé pour détournement de deniers publics, pourrait cependant être révoqué après son installation.

Mardi 19 mars, Sidiki Diakité, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité a convoqué les conseillers municipaux à une réunion à son cabinet pour leur annoncer que l’élection du maire du Plateau, à Abidjan, se tiendra samedi 23 mars. Sur vingt-cinq conseillers, 24 ont répondu présent à l’appel du ministre. Seul Fabrice Sawegnon, le candidat malheureux, était absent, car actuellement à l’étranger.

Des menaces de révocation planent cependant sur Jacques Ehouo, une fois élu. « Le ministre Sidiki Diakité, a été clair. Il a dit qu’il révoquera Jacques Ehouo, une fois élu, car il disposerait d’éléments et preuves irréfutables de l’implication de Jacques Ehouo dans une affaire de détournements de deniers publics », a confié à Jeune Afrique un collaborateur du ministre présent à la réunion.


>>> À LIRE – Côte d’Ivoire : le duel Ehouo-Diakité pour le contrôle du Plateau cristallise les tensions RHDP-PDCI


Depuis son élection en octobre dernier, la liste du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) emmenée par Jacques Ehouo avait été empêchée de prendre fonction par le ministre de l’Intérieur, qui a pris un arrêté pour créer une « délégation spéciale » chargée de gérer les affaires courantes jusqu’au 31 mars au plus tard, selon le texte de loi invoqué.

Le bras de fer Diakité – Ehouo

Depuis, c’est le préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, qui assure la gestion des affaires courantes de la mairie du Plateau. Sidiki Diakité avait alors motivé sa décision par des soupçons de détournements pesant sur Ehouo, un dossier toujours en instruction dans lequel ce dernier a été inculpé le 10 janvier dernier.

Depuis, plusieurs émissaires se sont succédé auprès du chef de l’État pour plaider en faveur de l’installation de la tête de liste PDCI. Alassane Ouattara, pour sa part, a insisté pour que Jacques Ehouo rejoigne les rangs du RHDP unifié. De leur côté, plusieurs chancelleries ont fait passer des messages réclamant un retour à la normale. Ce à quoi semble s’être opposé le ministre de l’Intérieur jusque-là.

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