Économie

Fastjet suscite des vocations dans le low-cost

Fastjet a débuté ses vols fin 2012 à partir de Dar es-Salaam, avec des prix de 25 % à 50 % moins élevés que la concurrence classique. Deux ans après sa création, des concurrents africains se sentent pousser des ailes et se lancent sur ce créneau à l’échelle panafricaine.

Mis à jour le 21 août 2014 à 18:20

Sir Stelios Haji-Ioannou, le fondateur d’EasyJet, en est persuadé : le modèle économique qui a fait le succès de la première compagnie aérienne low-cost européenne (61 millions de passagers en 2013) est adaptable au continent africain. Fin 2011, le Britannique d’origine chypriote a peaufiné un business plan et s’est allié au conglomérat d’investissement britannique Lonrho pour fonder Fastjet, compagnie à bas coût pour l’Afrique subsaharienne.

Décollage laborieux

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Le nouveau transporteur, piloté par Ed Winter, ancien directeur exécutif d’easyJet, a débuté ses vols fin 2012 à partir de Dar es-Salaam, en Tanzanie, avec des prix de 25% à 50% moins élevés que la concurrence classique.

Avec ses Airbus A319 de 156 places, il multiplie les rotations pour faire baisser ses coûts. Le décollage a été laborieux : entre juin 2013 et mai 2014, 977 000 passagers ont voyagé à bord de ses avions, soit cinq fois moins que l’objectif affiché. Mais Ed Winter se veut optimiste : d’ici à quelques mois, ses bases du Ghana, du Kenya et de l’Angola, seront opérationnelles.

Réveil de la concurrence

Deux ans après la création de cette compagnie, des concurrents africains se sentent pousser des ailes et se lancent sur ce créneau à l’échelle panafricaine. Parmi eux, Jambojet, filiale de Kenya Airways, mais aussi les compagnies sud-africaines Mango Airlines et Kulula Airways, qui veulent sortir de la nation arc-en-ciel.