Justice

Maroc : le procès du dirigeant islamiste Abdelali Hamieddine renvoyé au 14 mai

Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du parti islamiste PJD.

Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du parti islamiste PJD. © Alexandre DUPEYRON pour Jeune Afrique.

La Cour d’appel de Fès a décidé mardi de renvoyer le procès du dirigeant du PJD au 14 mai, tout en joignant son dossier à l’affaire initiale pour laquelle il avait été condamné en 1994.

Après un quart d’heure seulement, l’audience a été levée. La troisième comparution d’Abdelali Hamieddine, une des figures les plus virulentes du Parti de la justice et du développement (PJD), pour « complicité d’assassinat » de l’étudiant gauchiste Mohamed Aït Ljid Benaïssa, a connu un rebondissement significatif ce mardi 19 mars devant la Cour d’appel de Fès. Outre le report du procès au 14 mai, le juge a décidé de joindre ce dossier à l’affaire initiale, pour laquelle la justice s’était déjà prononcée il y a vingt-cinq ans.


>>> À LIRE – Maroc : l’instruction contre l’islamiste Abdelali Hamieddine rappelle la violence estudiantine


La décision a réjoui la défense du parlementaire islamiste. « Rassembler les deux dossiers est une démarche positive, a déclaré Mohamed Amekraz, membre du comité de défense d’Abdelali Hamieddine, au journal électronique Alyaoum24. Cela va permettre à la Cour d’avoir une vue d’ensemble sur cette affaire. »

Pas de double jugement

La ligne de défense d’Abdelali Hamieddine s’est toujours basée sur le principe juridique selon lequel une personne ne peut être jugée une deuxième fois pour le même acte. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifiée par le Maroc dans les années 1970, stipule que « nul ne peut être poursuivi ou puni en raison d’une infraction pour laquelle il a déjà été acquitté ou condamné par un jugement définitif ». De plus, Abdelali Hamieddine, qui avait purgé une peine de deux ans de prison entre 1993 et 1995, avait obtenu réparation en 2004 de la part de l’Instance équité et réconciliation (IER), pour « la torture subie lors de son arrestation ».

Slimane El Amrani, numéro 2 du PJD, s’est dit ‘confiant que la justice allait clore ce procès qui n’a pas lieu d’être’

La décision de la Cour d’appel de Fès a également été bien accueillie par les dirigeants du parti islamiste qui avaient, depuis la décision du juge d’instruction de poursuivre Hamieddine à la lumière d’un nouveau témoignage dans cette affaire d’homicide, multiplié les sorties médiatiques pour crier au procès politique. Slimane El Amrani, numéro 2 de la formation politique, qui avait fait le déplacement jusqu’à Fès (avec des dizaines de militants) pour soutenir son successeur à la tête de l’antenne régionale de Rabat du PJD, s’est dit « confiant que la justice va clore ce procès qui n’a pas lieu d’être ».

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte