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Cet article est issu du dossier «Présidentielle en Algérie : Abdelaziz Bouteflika face à la rue»

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Diplomatie

Algérie : Ramtane Lamamra mardi en Russie pour informer Moscou « de source directe »

Ramtane Lamamra, à Alger, en décembre 2013. © LOUIZA AMMI POUR J.A.

Le nouveau vice-Premier ministre et chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, se rendra mardi à Moscou pour des pourparlers avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. À l'issue de cette visite, les Russes espèrent avoir « de source directe » des informations sur la situation algérienne.

Plutôt discrète depuis le début du soulèvement populaire en Algérie, la Russie va recevoir mardi le nouveau ministre des Affaires étrangères algérien. « Le 19 mars, des pourparlers entre Sergueï Lavrov et le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères algérien, auront lieu à Moscou », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

Au cours de cette rencontre, la Russie espère avoir des informations « de source directe » sur la situation en Algérie, en proie à un mouvement inédit de contestation du régime du président Abdelaziz Bouteflika, a-t-elle ajouté.

Pas d’ingérence

Le président Bouteflika, cible d’une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, a renoncé lundi soir à se présenter pour un cinquième mandat et reporté la présidentielle prévue initialement le 18 avril en Algérie, prolongeant de fait son mandat actuel. Il a parallèlement limogé l’impopulaire Premier ministre Ahmed Ouyahia, remplacé par Noureddine Bedoui, jusqu’ici ministre de l’Intérieur, épaulé par Ramtane Lamamra, diplomate chevronné et ministre des Affaires étrangères.


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La Russie, un grand allié de l’Algérie à laquelle elle livre notamment des armes, a déclaré mercredi espérer qu’Alger trouvera un règlement via un « dialogue national » tout en assurant la « stabilité ». « Nous nous basons sur le principe qu’il s’agit d’une affaire intérieure d’un État indépendant et qu’elle doit être réglée au sein de cet État indépendant, par les Algériens eux-mêmes », a toutefois souligné Maria Zakharova.

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