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Réchauffement climatique : la Banque mondiale va investir 20 milliards d’euros en Afrique

Une usine de mise en bouteille de gaz en Côte d'Ivoire en janvier 2012 (photo d'illustration) © Olivier pour Jeune Afrique

Le groupe de la Banque Mondiale a annoncé la mobilisation de 19,9 milliards de d'euros sur les six années à venir pour contrer les effets du changement climatique en Afrique.

À la vieille du One Planet Summit qui a se déroule ce 14 mars 2019 à Nairobi, la Banque mondiale a annoncé qu’elle mobiliserait 19,9 milliards d’euros (22,5 milliards de dollars) pour financer des mesures d’adaptation et d’atténuation liées au changement climatique en Afrique. Cette annonce détaille en partie l’engagement pris par la Banque mondiale lors de la COP 24, d’investir 177 milliards d’euros en faveur d’actions climatiques sur la période 2021-2025.

« Les populations d’Afrique subissent les effets toujours plus sévères du changement climatique. La région est particulièrement exposée à la recrudescence des inondations, des sécheresses et des tempêtes dévastatrices », observe dans un communiqué Kristalina Georgieva, présidente par intérim de l’institution. « La Banque mondiale mobilise donc des fonds supplémentaires pour renforcer la résilience et aider les communautés à s’adapter au changement climatique en Afrique. » L’objectif est aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement.


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Entre 10,6 et 11 milliards d’euros vont ainsi financer des mesures de soutien à l’adaptation et à la résilience climatique (capacité d’un environnement à absorber et à s’adapter changement climatique, tout en maintenant ses fonctions). Premier exemple d’action soutenue : la banque va offrir 442 millions d’euros au gouvernement éthiopien pour financer un programme d’optimisation de gestion des bassins versants et d’administration foncière. L’opération est encore en cours d’élaboration, précise le communiqué de la Banque mondiale.

Le Kenya et le Rwanda seront aussi soutenus dans leurs « mesures d’atténuation du changement climatique ». Aucun chiffre n’a pour le moment été annoncé.

Rachat de crédits carbones

Enfin, le groupe Banque mondiale a signé un accord pour le rachat des crédits carbones de la coopérative Kenya Tea Development Agency (KTDA). Les crédits carbones sont une valorisation financière des gaz à effet de serre produits par une entreprise, il peuvent être revendus si l’entreprise produit peut de CO2, à contrario, il doivent être payer par l’entreprise si celle-ci pollue trop. Le but est d’acquérir les crédits carbone de petites centrales hydroélectriques de la KTDA, qui alimentent 350 000 petits planteurs et 39 usines à thé, pour fournir 60 % de la production kényane.

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