Biens de consommation

Maroc : après le boycott, les Eaux minérales d’Oulmès accusent le coup

Les chiffres de la société des Eaux minérales d'Oulmès au Maroc ont reculé de 19,7 % pour l'année 2018 en raison du mouvement de boycott. © Hassan OUAZZANI pour Jeune Afrique

Le groupe des Eaux minérales d'Oulmès a connu une année difficile en 2018 à la suite du mouvement de boycott dont la marque phare Sidi Ali a été la victime. L'ensemble des agrégats financiers sont en baisse.

2018 a été une année difficile pour le groupe des Eaux minérales d’Oulmès, qui a vu l’ensemble de ses indicateurs financiers reculer d’une façon assez importante. « Le groupe a évolué dans une situation inédite et ardue provoquée par le boycott de plusieurs produits, dont sa marque phare Sidi Ali », explique la communication de l’entreprise présidée par Miriem Bensalah Chakroun, l’ancienne patronne due la CGEM.

Le chiffre d’affaires de la société cotée a reculé de 19,7 %, soit une baisse d’environ 400 millions de dirhams (37 millions d’euros) pour s’établir autour 1,56 milliard de dirhams contre 1,9 milliards de dirhams l’année précédente. Le groupe ne donne pas de plus de détails concernant la formation de ses revenus, qui permettraient d’affiner l’évolution de ce chiffre imputable au boycott contre la marque Sidi Ali, mais les analystes sont unanimes pour imputer ce recul au mouvement des consommateurs.

Le groupe a cependant engagé un programme d’investissement au tout début de l’exercice et a subi une hausse des prix de ses matières premières, notamment le polytéréphtalate d’éthylène, qui compose ses bouteilles. Ces éléments contribuent à expliquer la chute vertigineuse, de 77,1 %, du résultat d’exploitation, qui tombe 72,1 millions de dirhams, contre 315 millions de dirham une année auparavant.

Une « confiance » maintenue

Le résultat net suit la même tendance, mais reste positif, contrairement à celui Centrale Danone, autre victime du boycott, qui enregistre une perte sèche de 538 millions de dirhams. Les Eaux minérales d’Oulmès affichent un résultat net part du groupe en baisse de 9 1% à 15,7 millions de dirhams, contre 189,5 millions de dirhams pour 2017.

« Face à cet impact de la conjoncture sur son niveau d’endettement, le groupe a également procédé à une reconfiguration de ses équilibres bilanciels en faveur de la dette de long terme, plus adaptée à son plan de développement », précise en outre le communiqué. Pas question pour autant, pour l’équipe dirigeante, de toucher à sa politique de développement : « le groupe demeure confiant en sa capacité à consolider sa position de leader, de poursuivre sa stratégie de développement au niveau national et international, et à améliorer sa rentabilité. La réalisation de ces objectifs s’appuiera non seulement sur une nouvelle organisation mais également sur des investissements en ressources humaines et matérielles adaptées à ces nouveaux challenge », ajoute l’entreprise pour rassurer ses actionnaires.

En 2019 est notamment prévue l’ouverture dans la région de l’Oriental d’une nouvelle usine qui produira de l’eau de table. Un segment qui a progressé en 2018 de 8 % , selon le groupe.

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