Mines

Gisement de Tambao : Frank Timis débouté de ses demandes de dédommagement

L'hommes d'affaires Frank Timis © K. Lathigra pour JA

Le tribunal arbitral de la Chambre internationale de commerce de Paris a débouté le milliardaire australo-roumain de ses prétentions à des dommages et intérêts suite à la suspension de son permis d'exportation du manganèse par le Burkina Faso. L'homme d'affaires se voit en outre condamné à régler les frais de procédure engagés par Ouagadougou.

L’homme d’affaires australo-roumain savait déjà depuis près d’un an et une première décision de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris, qu’il ne pourrait pas exploiter le gisement de manganèse estimé à 55 millions de tonnes de Tambao, pour lequel le gouvernement burkinabè avait suspendu son permis d’exportation en 2015. L’État lui reprochait de n’avoir montré aucune volonté ni capacité d’exécuter ses obligations, notamment la réalisation d’infrastructures routières et de la ligne ferrée Kaya-Tambao prévues pour évacuer le minerai.

Des frais d’un million de dollars

Mais il comptait encore sur des dommages et intérêts après sa plainte contre Ouagadougou, qu’il accuse d’avoir torpillé ses efforts, alors qu’il indique avoir investi plus de 150 millions de dollars dans le projet. Mais le tribunal arbitral de la chambre de commerce de Paris vient de doucher ses espoirs : selon Me Guy Hervé Kam, l’un des conseils du Burkina sur ce dossier, sa décision prise le 8 mars et communiquée aux parties le 11 mars juge « valable et justifiée » la résiliation du contrat des sociétés de Timis sur la mine de Tambao et rejette par conséquent les demandes de dommages et intérêts formulés par Pan African Minerals.

Selon nos informations, le verdict condamne également les sociétés demanderesses à payer les frais de procédure engagé par le Burkina dans cette affaire. Une somme qui s’élève à plus d’un million de dollars, selon l’avocat burkinabè. « Ce verdict satisfait pleinement le Burkina Faso, qui n’est pas à l’origine de la plainte », a déclaré Me Kam.

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