Elections

Régionales au Nigeria : la commission électorale invalide les résultats dans six États

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 12 mars 2019 à 19h46
Une électrice nigériane vote aux élections régionales, le 9 mars 2019.

Une électrice nigériane vote aux élections régionales, le 9 mars 2019. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Suite aux élections régionales de samedi 9 mars, la Commission électorale nationale (Inec) a annoncé mardi avoir invalidé les résultats des élections des gouverneurs dans au moins six Etats de la Fédération nigériane pour cause d’irrégularités et de violences, au risque de devoir organiser de nouveaux scrutins.

Le Nigeria a voté, le 9 mars, pour élire les gouverneurs et les représentants des assemblées locales dans 29 des 36 États de la Fédération nigériane. En raisons de cas de violences et d’irrégularités, le vote – ou le dépouillement – avait été annulé dans plusieurs parties des États de Kano et Sokoto (Nord-Ouest), Bauchi et Adamawa (Nord-Est) et Benue et Plateau (Centre).

Or, les résultats, extrêmement serrés, « n’ont pas satisfait la marge d’écart requise » entre les principaux candidats – qui était inférieure au nombre de votes annulés dans ces régions, a déclaré un représentant de l’INEC, Festus Okoye.

Résultats contestés

Les observateurs internationaux déployés au Nigeria pour la présidentielle et les législatives du 23 février, ainsi que pour les régionales du 9 mars, ont déjà fortement critiqué l’organisation et les multiples violences qui ont entaché la crédibilité du scrutin.

« Les défaillances systémiques et les problèmes sécuritaires » prouvent qu’il existe « un réel besoin de réformes » électorales au Nigeria, a notamment estimé lundi la mission de l’Union européenne.

Le président sortant, Muhammadu Buhari, du Congrès des progressistes (APC), a été réélu fin février à la tête du géant ouest-africain avec 56 % des voix à l’issue d’un scrutin marqué par un faible taux de participation (35 %). Son principal rival, Atiku Abubakar (PDP), a annoncé qu’il contesterait les résultats en justice, dénonçant des fraudes.

Gouverneur, un titre convoité

Le PDP a par ailleurs assuré être « largement en tête » des élections gouvernatoriales dans les États où les résultats ont été invalidés, accusant l’Inec de collusion avec le parti au pouvoir.

L’Inec « cherche des moyens pour aider l’APC à modifier les résultats et à annoncer les candidats de l’APC gagnants », a indiqué l’opposition dans un communiqué le 11 mars.


>>> À LIRE  : Nigeria : Muhammadu Buhari, un second mandat sous pression


La commission électorale avait déjà décidé la veille de suspendre le dépouillement dans l’État stratégique de Rivers (Sud), d’où provient une grande partie de la production pétrolière et gazière du pays, après des violences et l’intervention de l’armée dans un centre de collecte.

Les postes de gouverneurs sont convoités: ces derniers tiennent les cordons de la bourse dans des domaines-clés comme l’éducation, la santé et les infrastructures, et leurs actions ont souvent plus d’impact direct sur la population que celles du président.

L’APC contrôlait auparavant 22 États de la fédération et le PDP 13. Selon les résultats partiels publiés le 12 mars, l’APC a remporté jusque-là 11 États, contre 9 pour le PDP.

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