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Cet article est issu du dossier «Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l'Algérie»

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Politique

Algérie : Abdelaziz Bouteflika salue le caractère pacifique des marches et la « maturité des jeunes »

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a salué jeudi le caractère pacifique des marches populaires enregistrées ces derniers jours à travers différentes régions du pays, ainsi que la « maturité des citoyens », notamment les jeunes.

« Nous avons enregistré, il y a quelques jours, la sortie de nombre de nos concitoyens et concitoyennes, à travers les différentes régions du pays, afin d’exprimer pacifiquement leurs opinions, et nous nous félicitons de cette maturité de nos concitoyens, y compris de nos jeunes, et du fait que le pluralisme démocratique, pour lequel nous avons tant milité, soit désormais une réalité palpable », a écrit le président dans un message, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.


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Une référence au mouvement de contestation qui a débuté le 22 février dernier, avec pour revendication principale le rejet de la candidature à un cinquième mandat du président sortant. Ce communiqué a été lu en son nom par la ministre de la Poste, des télécommunications, des technologies et du numérique, Houda-Imane Feraoun, lors d’une cérémonie organisée en l’honneur des femmes algériennes.

Le président algérien a été admis dimanche 24 février dans une aile des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), pour des « examens médicaux périodiques », selon les termes officiels. La présidence n’a pas communiqué sur son éventuel retour.

« Vigilance quant à une infiltration »

Dans la seconde partie de son discours, le président nuance cependant largement ses félicitations. Il appelle ainsi « à la vigilance et à la prudence quant à une éventuelle infiltration de cette expression pacifique par une quelconque partie insidieuse, interne ou externe, qui pourrait, qu’Allah nous en préserve, susciter la Fitna [grande discorde] et provoquer le chaos avec tout ce qu’ils peuvent entraîner comme crises et malheurs », a averti le chef de l’État. Une allusion aux événements sanglants qu’a connu le pays dans les années 1990.

L’Algérie a payé le prix fort pour le recouvrement de son indépendance et sa liberté, après une tragédie nationale sanglante

Plus loin, il poursuit dans le même registre. Il rappelle ainsi que « l’Algérie a payé le prix fort pour le recouvrement de son indépendance et sa liberté, et notre peuple a payé un lourd et douloureux tribut pour en préserver l’unité et le rétablissement de sa paix et stabilité, après une tragédie nationale sanglante ». Bouteflika exhorte le peuple algérien, « et en premier lieu les mères, à veiller à la préservation de l’Algérie, en général, et de ses enfants en particulier ».

Pour le président, l’important est de « préserver la stabilité pour se consacrer, peuple et pouvoir, au parachèvement de l’œuvre de construction et d’édification et pour réaliser davantage de succès et progrès. […] Nous sommes face à de nombreux défis économiques, sociaux et politiques, afin de permettre à l’Algérie d’accéder à son légitime niveau de prospérité au profit de son peuple et de marquer sa présence économique sur les marchés internationaux et, partant, asseoir davantage sa place dans le concert des nations », estime le chef de l’État.

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