Politique

Sénégal : une quinzaine d’arrestations dont un ancien porte-parole de l’armée

Lors d'un des derniers meeting d'Ousmane Sonko, candidat du Pastef à la présidentielle sénégalaise. © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Une quinzaine de personnes, dont un ancien porte-parole de l'armée, ont été arrêtés au Sénégal pour notamment « troubles à l'ordre public, incitation à la révolte » à la suite de l'élection présidentielle, ont indiqué des membres de l'opposition et des défenseurs des droits humains.

La Commission nationale de recensement des votes (CNRV) a proclamé le 28 février la réélection du président Macky Sall au premier tour avec 58,27% des voix. Ses quatre adversaires, qui ont rejeté ces résultats, avaient 72 heures pour les contester devant le Conseil constitutionnel mais ont annoncé qu’ils renonçaient à le faire. Jointe aujourd’hui par l’AFP, la police a confirmé des arrestations à la suite du scrutin qui s’est tenu le 24 février.

Arrestations à Dakar et en province

« Ce sont au moins 16 personnes arrêtées, toutes membres de la coalition » ayant soutenu la candidature de l’ex-premier ministre Idrissa Seck, arrivé en deuxième position avec 20,5% des voix, a indiqué Déthié Fall, un responsable de cette coalition. Ces personnes ont été arrêtées à Dakar et en province « avant et après la proclamation des résultats » et sont détenues dans la capitale. Parmi elles, un colonel de l’armée, Abdourahim Kébé, ancien chef de la direction des relations publiques des armées (Dirpa), arrêté pendant le week-end à la suite d’un « post sur sa page Facebook », selon la même source.

Le rappeur Abdou Karim Guèye, un sympathisant du candidat Ousmane Sonko arrêté le 25 février, fait également partie des personnes détenues, selon quatre organisations des droits humains dont la section sénégalaise d’Amnesty Sénégal et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), qui avaient fait état de 11 arrestations dans un communiqué vendredi. Poursuivi pour « incitation à la révolte et injures publiques » contre le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, responsable de l’équipe de campagne du président Sall, il était jugé aujourd’hui, selon la presse locale. « Toutes ces personnes ont été arrêtées alors qu’elles exerçaient leur droit à la liberté d’expression et à la manifestation », ont indiqué ces organisations.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte