Politique

Tchad : sept rebelles tués « dans une embuscade », selon leur groupe

Des déserteurs de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), groupe rebelle tchadien basé en Libye, qui s’apprêtaient à se rendre à l’armée tchadienne et déposer les armes, ont été victimes samedi à la frontière tchado-libyenne d’une « embuscade » qui a fait sept morts, a affirmé lundi leur groupe.

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Mis à jour le 6 mars 2019 à 09:24

Soldats tchadiens formés au contre-terrorisme, à N’Djamena, le 15 mars 2017. Photo d’illustration. © BRYAN DENTON/NYT-REDUX-REA

Les déserteurs de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) ont été attaqués au point de rendez-vous fixé avec les forces du régime tchadien, à Sossal, du côté tchadien de la frontière tchado-libyenne, selon un communiqué de l’UFDD.

Mais selon le groupe armé, en lieu et place de l’armée tchadienne « qui devait venir à leur rencontre, ce sont des Toro-Boros », des rebelles soudanais, « qui ont ouvert le feu ». Des combats ont été confirmés à l’AFP par des orpailleurs de la zone, mais il n’était pas possible lundi de déterminer de source indépendante l’identité des assaillants.

La frontière tchado-libyenne fermée « jusqu’à nouvel ordre »

N’Djamena n’a pas communiqué sur l’événement. « Il ne s’agit pas d’un incident isolé mais d’une opération bien ficelée par le régime de concert avec leur allié de Toroboro pour décimer les ralliés », a accusé de son côté le président de l’UFDD, Mahamat Nouri, joint par l’AFP lundi. Plusieurs groupes rebelles tchadiens, dont l’UFDD, sont installés dans le sud libyen, région du Sahel désertique.

Dimanche, la frontière tchado-libyenne a été fermée par N’Djamena « jusqu’à nouvel ordre ». En 2008, le groupe UFDD avait, avec d’autres groupes rebelles, mené une offensive sur N’Djamena pour s’emparer du pouvoir, mais avait été stoppé aux portes du palais présidentiel par l’armée avec l’appui de l’allié français.

Fin janvier, d’autres rebelles tchadiens, membres de l’Union des forces de la résistance (UFR) sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l’avancée de la colonne, suscitant la critique des détracteurs de N’Djamena.