Politique

RDC : les évêques appellent Tshisekedi à rompre « avec les antivaleurs des anciens régimes »

L'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, en décembre 2016 pendant les négociations qui ont débouché à l'accord de la Saint-Sylvestre en RDC (photo d'illustration). © John Bompengo/AP/SIPA

Les évêques catholiques ont appelé le président Félix Tshisekedi et les nouveaux dirigeants de la RDC à « rompre radicalement avec les antivaleurs » des régimes précédents, tout en assurant une bonne gouvernance et un État de droit.

« Nous invitons les nouveaux gouvernants à rompre radicalement avec les antivaleurs des anciens régimes et à donner des assurances concrètes d’une meilleure gouvernance », a déclaré lundi l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

Un mois après l’investiture du président Félix Tshisekedi, la Cenco, qui avait donné Martin Fayulu vainqueur de la présidentielle selon ses chiffres, a ainsi souhaité donner une série de recommandations au nouveau dirigeant.

Leur donner « la chance de réussir »

« Les évêques leur donnent (ainsi) la chance de réussir », a expliqué l’abbé Donatien Nshole, ajoutant que « les évêques ne sont pas là pour leur échec. Le pays a besoin d’un nouveau leadership où l’homme Congolais sera au centre des préoccupations des autorités ».

Les évêques ont entre autres appelé à l’établissement d’un État de droit – l’une des priorités du président Tshisekedi -, à la sécurisation des frontières et la pacification des zones en proie à l’insécurité par la présence des groupes armés. Enfin, la Cenco a préconisé la mise en place d’une bonne gouvernance et une politique de lutte contre la corruption.


>>> À LIRE : RDC : des évêques du Kasaï apportent leur soutien à Félix Tshisekedi


Les relations entre l’Église catholique et le régime de l’ancien président Joseph Kabila s’étaient tendues dès 2011. Les évêques contestaient alors la crédibilité de l’élection présidentielle donnant Kabila vainqueur cette année-là. Lors de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, elle avait également contesté les résultats provisoires publiés par la Commission électorale indépendante (Ceni), estimant que ceux-ci ne correspondaient pas aux données collectées par ses 40 000 observateurs.

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