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Cet article est issu du dossier «Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l'Algérie»

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Elections

Algérie : Ali Benflis renonce à la présidentielle

Des étudiants disant "non" à un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, mardi 26 février 2019 à Alger. © Zahra Rahmouni

Principal adversaire d'Abdelaziz Bouteflika aux présidentielles de 2004 et 2014, son ancien Premier ministre Ali Benflis a annoncé dimanche qu'il renonçait.

Le retour en Algérie du chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé en Suisse depuis une semaine pour des “examens médicaux périodiques”, selon la présidence, n’a toujours pas été annoncé, à moins de 12 heures de l’expiration du délai d’enregistrement des candidatures pour la présidentielle.

Sur son site internet, le Conseil constitutionnel indique que le dossier “doit être déposé par le candidat” sur rendez-vous, mais aucune disposition légale ne semble obliger un candidat à s’y présenter en personne.

Le Conseil constitutionnel est placé sous haute protection policière depuis le matin. Contrairement aux scrutins précédents, les nombreux journalistes sur place sont cloîtrés dans une salle, incapables de voir qui arrive et repart.

Six candidatures déposées à la mi-journée

À la mi-journée, la candidature du général à la retraite Ali Ghediri était la 6e enregistrée, après celles de cinq petits candidats dont le plus connu est Abdelaziz Belaïd, 55 ans, transfuge du FLN qu’il a quitté en 2011.

Principal adversaire d’Abdelaziz Bouteflika aux présidentielles de 2004 et 2014, son ancien Premier ministre Ali Benflis a annoncé dimanche qu’il renonçait, selon les médias algériens.

Ali Benflis a obtenu 6,4 % des voix en 2004 et 12,3 % en 2014, à chaque fois en 2e position derrière le président sortant, réélu au 1er tour sans discontinuer depuis 2004 avec 80 % des voix.

Canon à eau contre les manifestants à Alger

Les étudiants sont de nouveau sortis par centaines à Alger et dans d’autres villes du pays. Le métro d’Alger a été fermé en début d’après-midi selon des médias algériens, de même que l’autoroute reliant l’aéroport au centre de la capitale, pour empêcher des étudiants de rejoindre le centre-ville.

Alors que ces derniers se dirigeaient vers le Conseil constitutionnel où doit être déposée la candidature du chef de l’État, la police a tenté de les disperser en utilisant un canon à eau, ont affirmé des sources sécuritaires à l’AFP.

Des centaines de manifestants étaient également rassemblés dimanche à la mi-journée à Paris pour exprimer leur farouche opposition à un 5e mandat.


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En début d’après-midi, une foule de tout âge continuait lentement de grossir place de la République, dans le centre de la capitale française, où les chants alternaient avec les slogans (“Dégage, dégage”, “Pouvoir assassin”, “pas de pardon, pas de pardon”…) et les youyous occasionnels.

Le “fusible” Sellal

Mais le président et ses partisans semblent décidés à ne pas céder à la rue. “Ceux qui ont conditionné leur participation au retrait de la candidature du Président de la République, sans le moindre scrupule pour le respect des règles de la compétition politique en démocratie, seront (…) déçus”, a fait savoir dimanche El-Moudjahid, organe de presse officiel du gouvernement dans son éditorial, traditionnel vecteur de messages.


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Abdelaziz Bouteflika a publié samedi son patrimoine, comme l’exige la loi électorale. Il a également limogé son directeur de campagne Abdelmalek Sellal, 70 ans, un fidèle qui fut son Premier ministre, pour le remplacer par l’actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalene, peu connu du grand public.

Abdelmalek Sellal semble avoir servi de “fusible” pour tenter de calmer la contestation. Il était très exposé en l’absence physique du candidat Bouteflika, affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC.

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