Économie

Bientôt, les palmiers ivoiriens produiront de l’électricité

À Aboisso, en Côte d’Ivoire, une mini-révolution s’annonce : la construction d’une centrale d’énergie alimentée par de la biomasse, la première en Afrique à être reliée au réseau électrique national.

Mis à jour le 18 août 2014 à 10:10

Lorsque les palmiers sont trop grands, ils deviennent inexploitables et sont donc coupés. © AFP

À Aboisso, à une centaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, c’est une mini-révolution qui s’annonce. Ici, dans un à deux ans, commencera la construction d’une centrale d’énergie alimentée par de la biomasse, la première en Afrique à être reliée au réseau électrique national. Sur un continent où l’immense majorité des déchets agricoles est inutilisée, l’avancée est de taille.

Lire aussi : 

Côte d’Ivoire : EDF et Bouygues vont investir dans la centrale de Biokala

Côte d’Ivoire : la plus grande centrale biomasse d’Afrique en bonne voie

IFC et EDF s’associent pour électrifier les zones rurales

Combustible

Porteur de cet ambitieux projet, l’Ivoirien David Billon n’aura pas de difficultés à trouver son combustible : des troncs et des feuilles de palmier. En effet, sa famille est l’actionnaire de référence de Sifca, premier producteur d’huile de palme en Afrique de l’Ouest.

Plus de 300 000 tonnes de biomasse seront utilisées pour produire environ 288 GWh d’électricité qui seront injectés dans le reseau national.

Obstacles

Mais pour concrétiser cette idée simple, il a néanmoins fallu surmonter beaucoup d’obstacles : de l’organisation de l’alimentation en végétaux de la centrale de manière continue, à la négociation des prix d’achat de l’électricité par le concessionnaire du réseau, sans oublier le montage du tour de table composé de Sifca, Bouygues et EDF.