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Cet article est issu du dossier «Présidentielle au Sénégal : un « coup KO » réussi pour Macky Sall»

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Elections

Présidentielle au Sénégal : fébrilité avant l’annonce des résultats provisoires

Dans un bureau de vote de Dakar, le 24 février 2019. © Jane Hahn/AP/SIPA

Le Sénégal attend avec fébrilité l'annonce jeudi des résultats, encore provisoires, du premier tour de la présidentielle qui a mis aux prises le président sortant Macky Sall, dont le camp revendique la victoire, à quatre opposants qui entendent le contraindre à un second tour à l'issue indécise.

Les « résultats officiels provisoires » du scrutin du 24 février doivent être dévoilés à 11h par le président de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), le magistrat Demba Kandji.

Cette instance, qui siège dans un Palais de justice de Dakar placé sous haute surveillance, a examiné depuis mardi les procès-verbaux transmis par les commissions électorales décentralisées, réparties dans les 45 départements du pays, ainsi que les votes des Sénégalais de l’étranger.

Son verdict, très attendu alors qu’opposition et majorité s’accusent mutuellement de tentatives de manipulation, est susceptible de recours devant le Conseil constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats définitifs.

Depuis lundi, les médias sénégalais publient au compte-goutte des résultats par département censés correspondre aux procès verbaux des commission départementales de recensement des votes.


>>> À LIRE – Présidentielle au Sénégal : pourquoi une telle confusion autour des résultats ?


Jusque-là, deux tendances s’affrontent : selon le camp présidentiel, ces chiffres donneraient Macky Sall largement au dessus de 50% des suffrages ; mais la coalition d’Idrissa Seck parvient à un tout autre décompte, dans lequel le président sortant n’excèderait pas 45 %, ouvrant la voie à un second tour.

Risque politique

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a bousculé le calendrier habituel dans ce pays d’Afrique de l’Ouest féru de débat démocratique en revendiquant dès dimanche soir la victoire, pronostiquant un score d’au moins 57% pour Macky Sall.

L’annonce du chef du gouvernement, très débattue, a provoqué la colère des deux principaux challengers de Macky Sall, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, arrivé deuxième selon la presse, et le député « antisystème » Ousmane Sonko, troisième, qui estiment au contraire un second tour « inévitable ».

Ces « déclarations contradictoires » des deux camps étaient « de nature à générer des tensions », a regretté mardi la cheffe de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne, Elena Valenciano, même si très peu d’incidents ont été relevés depuis dimanche.

Sur le plan politique, une seconde manche, dans un mois, pourrait s’avérer périlleuse pour le président sortant, qui a reconnu en décembre que l’opposition ferait dans ce cas certainement bloc contre lui. Macky Sall connaît d’autant mieux les risques que ce scénario lui avait permis en 2012, en tant que chef de file de l’opposition, de battre au second tour son prédécesseur, Abdoulaye Wade, qui avait viré en tête au premier.

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