Transport aérien

Kenya Airways : nationalisation totale en perspective ?

L'état kényan déjà actionnaire à 48,9 % de Kenya Airways réfléchit à la nationalisation totale de l'entreprise. © Geoff Moore/Rex Featu/REX/SIPA

Depuis le sauvetage de la compagnie aérienne en 2018, l'État kényan qui détient 48,9 % de Kenya Airways réfléchit désormais à une manière de nationaliser totalement l'entreprise.

Face à la concurrence des compagnies aériennes propriétés d’États du Golfe et autres pays africains, les autorités kényanes n’excluent pas de nationaliser entièrement la compagnie Kenya Airways.

L’État, qui a transformé en mai 2018 les dettes de l’entreprise en participations, détient depuis cette date 48,9 % du capital de l’entreprise, valorisé à 448,7 millions d’euros, aux côtés d’Air France-KLM (7,8 %), et d’investisseurs privés – banques et loueurs d’avions – qui en possèdent 38,1 %.

Prêts impayés

« Cela ne signifie pas que la situation doit rester inchangée » a déclaré, le 26 février, Esther Koimett, secrétaire d’État en charge du transport, face à un comité parlementaire à Nairobi. « Nous pouvons trouver une manière d’en faire la propriété du gouvernement à 100 %. »

Le mission de ce comité parlementaire est par ailleurs de réfléchir à la création d’une joint-venture pour lier la compagnie aérienne à différents opérateurs aéroportuaires nationaux, afin d’optimiser la gestion de l’aéroport de Nairobi.


>>> À LIRE : Kenya Airways, de multiples projets de coentreprise


L’idée de cette nationalisation a été bien accueilli, mais selon la secrétaire d’État, les principaux obstacles à cette nationalisation sont des prêts encore impayés, dont la compagnie tente encore de négocier les échéances.

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